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Lazy Hazy Crazy

Première Canadienne
  • Hong Kong
  • 2015
  • 100 mins
  • DCP
  • Cantonais
  • Anglais (sous-titres)
En présence de la réalisatrice et co-scénariste Jody Luk Yee-Sum

Sélection officielle : Festival du film de Tokyo 2015, Festival du film asiatique de New York 2016

“Sensational... a beautiful work to look at... excels in its young cast” - Pierce Conran, SCREENANARCHY(TWITCHFILM)


C’est le début de l’été à Hong Kong pour Alice, Chloé et Tracy, trois adolescentes de 18 ans à peine. Comme toutes les autres ados, elles tombent amoureuses des garçons de l’équipe de basketball, elles font semblant d’avoir leurs règles pour échapper au cours d’éducation physique, elles se battent avec les camarades de classe qui répandent des rumeurs, elles publient des photos d’elles à moitié nues sur les réseaux sociaux… Et presque comme toutes les autres ados, elles se font payer pour leurs services sexuels par des hommes plus âgés. Déchirées par la jalousie, unies par le petit chien qu’elles élèvent ensemble, les trois jeunes filles deviennent peu à peu des femmes.

Cachée derrière les images fragiles d’un ciel bleu pastel et de robes roses d’écolières se trouve l’audacieux premier long métrage en tant que réalisatrice de Luk Yee-Sum. Le producteur est nul autre que le poids lourd des comédies indépendantes hongkongaises, Pang Ho-Cheung, pour qui Luk a scénarisé VULGARIA (Prix du public à Fantasia 2012) et LOVE IN THE BUFF (Fantasia 2012), entre autres. S’éloignant de ces œuvres précédentes, LAZY HAZY CRAZY adopte un ton des plus curieux. En effet, sa force réside dans la subtilité des changements d’ambiance et dans les rebondissements de trois vies parfaitement liées. Un instant, nous sommes avec trois adolescentes innocentes à la conduite enfantine; le suivant, elles se transforment en esclaves sexuelles. C’est l’histoire trop bien connue d’un monde d’hommes où les femmes sont des objets, racontée d’un point de vue féminin, sans aucune ironie. Ce qui aurait pu être une satire est en réalité un authentique portrait de la jeunesse.

— Celia Pouzet

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