Billets

Parasites

Première Mondiale
Première mondiale


Parasites from Festival Fantasia on Vimeo.


PARASITES a la meilleure (et la plus simple) prémisse de tout film cette année : trois étudiants se perdent dans un quartier malfamé à la suite d’une crevaison et sont capturés par une bande de sans-abris enragés. Les choses se détériorent et Marshal (Sean Samuels), un étudiant de première année à l’USC, se retrouve soudainement en fuite à travers une jungle urbaine fourmillant de robineux, de putes, de membres de gang, de farceurs, de délinquants juvéniles et de flics. Robert Miano s’en donne à cœur joie dans le rôle de Wilco, le chef de la bande de sans-abris, une figure paternelle complètement lunatique. Plus la nuit avance, plus tout le monde s’enfonce dans des eaux troubles, où la survie prime sur la confiance et la loyauté.

Le réalisateur Chad Ferrin s’est inspiré de l’histoire vraie de John Colter, qui a été capturé par une féroce tribu de Blackfeet en 1809. En transposant le récit à notre époque et en mettant à jour l’environnement et les personnages de façon unique et fascinante, Ferrin se frotte à des enjeux importants tels que le racisme et le colonialisme, sans toutefois sombrer dans de longs et ennuyants discours politiques. On a plutôt droit à des meurtres sanglants et à des personnages avec des surnoms reliés à l’outil qu’ils utilisent comme arme (Rake, Hammer, Spade, Wrench). Associé au film d’horreur (EASTER BUNNY, KILL! KILL!, THE GHOULS), Ferrin incorpore ici des éléments du western et du cinéma d’action des années 80, tout en maintenant l’atmosphère tendue de ses longs métrages précédents. PARASITES est un hommage viscéral à la guerre de gangs de THE WARRIORS, aux musiques électroniques de John Carpenter et au commentaire social de NIGHT OF THE LIVING DEAD, des influences qui sont fusionnées en quelque chose de rafraîchissant, excitant et salement divertissant.

— Devin Mendenhall

Sponsors