Billets

L'élan

Première Canadienne
  • France
  • 2015
  • 82 mins
  • DCP
  • Français
Sélection officielle : L’Étrange Festival 2015

«  Un phénomène fantastique-absurde-poétique-chronique de campagne » - Marie T., FILMS HORREUR

Tentons objectivement de récapituler les faits qui se sont produits lors de cet improbable incident. Alors par une belle journée d’été, l’animateur de télévision Bernard Montiel (qui interprète ici son propre rôle) fait l’erreur de suivre une petite route de campagne et se retrouve malgré lui prisonnier de sa propre voiture. Cet événement somme toute anecdotique a pourtant lieu au même moment où arrive en scène une bien curieuse créature. Coïncidence? Rien n’est certain. Quoi qu’il en soit, cet être humanoïde (un élan, précisons-le, avec une grosse tête en peluche) va rapidement croiser Shelby, une jeune fille habitant le village pas très loin d’ici. Celle-ci l’accueille chez elle, et ce, sans avertir ses parents. La bête ne pouvant passer inaperçue, elle sème rapidement la zizanie dans le voisinage. Arrivé sur les lieux, un spécialiste du paranormal va tenter de percer le mystère de l’élan. Selon lui, une chose est claire : il s’agit d’une machination de grande envergure dans laquelle tout s’avère forcément lié, même Bernard Montiel…

Vous l’aurez compris, on nage en plein délire avec L’ÉLAN, la comédie délicieusement absurde d’Étienne Labroue, un collaborateur de la célèbre série française LES GUIGNOLS DE L’INFO. À la fois faux documentaire, exposition de théorie du complot et fable fantaisiste, ce premier film prometteur ouvre les portes sur un imaginaire franchement étonnant. Carburant à fond la caisse aux idées farfelues, Labroue ne se prive jamais d’accumuler les situations tordues impliquant une joyeuse bande de personnages excentriques. Il remporte même le défi de toucher droit au cœur en relatant le drame d’un étranger dans un monde étrange en quête d’une famille. Sans rien dévoiler, rappelons que l’élan est le seul animal capable de pleurer. Se situant tout près de la galaxie Quentin Dupieux, ce long métrage euphorique mérite tout simplement de devenir une œuvre culte!

— Simon Laperrière

Sponsors