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If There's a Hell Below

Première Internationale
Film de clôture : Camera Lucida

Sélection officielle : Festival de Slamdance 2016

“Nathan Williams' debut feature steps onto the independent film stage with the calm, steady aim of a confident marksman ready to make the shot” - Ben Umstead, TWITCHFILM


If There's a Hell Below from Festival Fantasia on Vimeo.


Abe est sur le coup du siècle. Il tient entre les mains le scoop qui fera de lui un journaliste de renom. Une femme prétendant œuvrer pour les services secrets de la sécurité nationale a accepté de le rencontrer pour lui remettre des informations compromettantes. Leur rendez-vous se tient au cœur de nulle part, sur une route perdue qui traverse d’immenses champs agricoles. Arrivé sur les lieux, Abe remarque que Debra, son informatrice, semble sur ses gardes. Elle suit à la lettre un protocole méticuleux afin de s’assurer que le reporter est quelqu’un en qui elle peut avoir confiance. Il devient rapidement apparent que sa méfiance s’avère fondée. Au loin, une voiture suit inlassablement les déplacements d’Abe et Debra. L’agente spéciale craint le pire, soit d’avoir été repérée par l’un de ses redoutables adversaires. C’est alors que s’entame un angoissant jeu du chat et de la souris qui ne laissera personne indemne.

Le sentiment de sérénité qui plane au-dessus d’une clairière ensoleillée s’effrite rapidement dans IF THERE’S A HELL BELOW, le remarquable premier film de l’Américain Nathan Williams. Son approche minimaliste du thriller lui permet de créer un climat de paranoïa si haletant qu’il frôle l’asphyxie. Délaissant le spectaculaire, il réussit à captiver en faisant appel à une série d’images fortes, un emploi judicieux des silences ainsi que des dialogues au double sens déconcertant. Ce recours à une sobriété assumée défie toute attente en permettant la mise en place d’un polar en apparence simple qui dissimule en lui une insondable complexité conspirationniste. La vérité en cache toujours une autre dans ce film noir novateur à l’indéniable beauté picturale. D’une tension à glacer le sang, ce croisement inattendu, mais réussi entre le cinéma d’Alfred Hitchcock et celui de Rafaël Ouellet s’impose comme un authentique exploit de mise en scène.

— Simon Laperrière

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