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Bad Blood

Première Internationale
Gagnant : Prix du public, Meilleur long métrage, Festival du film de Chattanooga 2016


Qu’est-ce qui peut bien pousser un éminent savant comme le docteur Mark Beltran à se transformer brusquement en tueur maniaque? Et comment ce même tueur fou peut-il réussir à s’évader d’une prison à sécurité maximale, un soir de pleine lune? Que se passe-t-il donc dans le sous-sol du Texaco, et quel est le problème du type bizarre derrière le comptoir? Victoria, jeune collégienne revenant à la maison pour sa semaine de relâche, est sur le point de trouver les réponses à toutes ces questions. S’arrêtant dans une station-service pour refaire le plein d’essence, l’innocente jeune femme rencontre le docteur Beltran au beau milieu de la nuit. L’homme en question, hélas, n’est plus le bon docteur qu’il était jadis, et le verbe « rencontrer » ne décrit pas vraiment la situation : on devrait plutôt dire « se fait déchiqueter en morceaux », ce qui est plus près de la vérité… Après quelques semaines, puisque le corps n’a pas été retrouvé et que Victoria n’a pas donné signe de vie, ses parents engagent Paul Stenland, détective privé aux méthodes peu orthodoxes, mais qui procurent néanmoins de bons résultats. Non seulement Stenland retrouve-t-il Victoria vivante, mais il remonte cette filière jusqu’au docteur Beltran, en passant par le mystérieux commis de la station-service. Espérons pour lui qu’il ne découvrira pas le pourquoi de toutes ces grenouilles dans le laboratoire de fortune installé au sous-sol du Texaco…

BAD BLOOD n’a strictement rien à voir avec les chansons de Taylor Swift, Neil Sedaka ou The Coasters. Il y a, par contre, une sorte de petit lien de parenté avec THE DEMON’S ROOK, l’orgie gore tournée à Atlanta et présentée à Fantasia en 2013. Producteur et monteur pour le film susmentionné et pour le court métrage GOAT WITCH, Tim Reis réalise ici son premier long métrage. La ville d’Atlanta, grâce à ses crédits d’impôt et au talent de ses artistes (sans oublier la présence de la série THE WALKING DEAD), est en passe de devenir une vraie plaque tournante du cinéma d’horreur. BAD BLOOD se veut un film de monstre à l’ancienne, avec de splendides effets de maquillage signés James Sizemore ( le réalisateur de THE DEMON’S ROOK). Reis n’a pas peur de se salir les mains ni d’ensanglanter ses acteurs, et il nous régale avec cette histoire digne des vieux films de monstres des années 50, 60, et 70. Tout y est pour plaire aux amateurs du genre : effets spéciaux formidables, beaucoup de personnalité, traits d’esprit faits sur mesure. Seuls ceux et celles qui souffrent d’une peur irrationnelle des grenouilles n’apprécieront pas (vous savez qui vous êtes, tenez-vous loin!).

— Matthew Kiernan

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