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They Call Me Jeeg ("Lo chiamavano Jeeg Robot")

Première Canadienne
  • Italie
  • 2016
  • 117 mins
  • DCP
  • Italien
  • Anglais (sous-titres)
Gagnant : Meilleur nouveau réalisateur, Festival international du film de Bari 2016; Prix Silver Scream, Festival du film Imagine 2016

Sélection officielle : Festival du film de Rome 2015, Festival international du film de Seattle 2016

“Surprisingly gritty and thoroughly enjoyable” - Jay Weissberg, VARIETY

“Fresh and original… a great riff on the whole superhero story” – Ard Vijn, TWITCHFILM


Alors qu’il a deux policiers à ses trousses, Enzo Ceccotti, un petit truand, entre en contact avec des déchets toxiques lorsqu’il entre dans l’eau de la rivière Tiber pour s’y cacher. Après une nuit infernale, notre bandit se réveille avec de nouveaux pouvoirs tels qu’une force surhumaine, une excellente endurance et un facteur de guérison rapide. Malheureusement, son premier réflexe n’est pas de sauver les autres, mais bien de maximiser son propre bien-être. Après une série de petits crimes, il est toutefois pris d’un élan de gentillesse et décide de venir en aide à une jeune femme de son immeuble. Cette dernière, qui est complètement obsédée par la série animée japonaise STEEL JEEG, réussira à le convaincre d’utiliser ses pouvoirs de façon plus noble et qui sait, de peut-être devenir un super-héros.

Dans les années 1970, la série animée japonaise STEEL JEEG de Go Nagai a frappé l’Italie de plein fouet. Ce n’est donc pas une coïncidence si le réalisateur Gabriele Mainetti en fait grandement mention dans son premier long métrage. Sans être une adaptation ou un pastiche, THEY CALL ME JEEG apporte quelque chose de nouveau au cinéma italien : un film de super-héros tourné en Italie avec des personnages italiens. Bien que ce soit un style de film très américain, il réussit à y inclure une touche italienne. Mainetti aborde le tout avec intelligence, combinant habilement divertissement et réflexion. Avec ce premier opus, il nous offre un film finement écrit qui renferme des personnages originaux, colorés et très bien interprétés. Outre Claudio Santamaria en Enzo, c’est la performance d’Ilenia Pastorelli, qui vient nous toucher. Son interprétation d’une femme-enfant est sans faute et indispensable. Mais comme un film de super-héros ne peut pas survivre sans un super-vilain, c’est à Luca Marinelli que revient cette tâche, et il nous en donne pour notre argent dans le rôle du Gypsy. Avec sa superbe direction photo, de solides performances d’acteurs, un scénario bien ficelé et un mix parfait entre le cinéma européen et américain, Gabriele Mainetti réunit tous les éléments pour mettre en valeur tout le savoir-faire italien.

— Éric S. Boisvert

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