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The Bacchus Lady ("Jugyeojuneun Yeoja")

Première Canadienne
Sélection officielle : Berlinale 2016 (Panorama), Festival international du film de Hong Kong 2016, Festival international du film de Seattle 2016

“E brings attention to the harsh realities of growing old without a safety net, but also infuses his characters with warmth and racy humor” – Maggie Lee, VARIETY


The Bacchus Lady – Excerpt from Markus Trapp on Vimeo.


So-young est âgée de soixante-cinq ans et est une « dame de Bacchus », c’est-à-dire une prostituée ayant travaillé sur les bases militaires américaines, s'adressant dorénavant à une clientèle d’âge mûr. Dans les parcs de Séoul, là où les vieux messieurs passent le temps, elle sollicite ses clients. Un jour, elle fait la connaissance d’un jeune garçon « Kopino », mi-Coréen, mi-Philippin, ayant été séparé de sa mère. So-young décide de prendre sous son aile ce petit métis qui lui rappelle peu ou prou le fils qu’elle a eu, mais qu’elle n’a jamais vraiment connu. Ce nouveau rôle de protectrice n’empêche pas la dame de Bacchus de satisfaire ses nombreux clients réguliers. Monsieur Song, survivant d’un AVC, lui fait une demande particulièrement inusitée : plutôt que la « petite mort » habituelle, il souhaite la mort — la vraie. Monsieur Song a l’intention de mettre fin à ses jours, et il voudrait que So-young puisse l’assister lors de cet ultime passage. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner dans tout ça?

Porté par une performance délicieusement pétulante de l'actrice aguerrie Youn Yuh-jung (RIGHT NOW, WRONG THEN, THE TASTE OF MONEY), le dernier film de E J-yong, THE BACCHUS LADY, est un un coup d’œil révélateur sur le quotidien des prostituées vieillissantes en Corée du Sud — avec un petit soupçon de meurtre et mystère! Il s'agit également d'une formidable étude de personnage remplie de compassion. Le réalisateur n’hésite pas à lever un miroir devant le visage de sa terre natale pour en dévoiler les côtés hideux : les répercussions de l’occupation américaine, la maltraitance envers des aînés, des femmes, des métis… Tout simplement l’un des meilleurs films coréens de l’année, THE BACCHUS LADY est rafraîchissant, émouvant, et ne fait absolument aucun compromis sur le droit de mourir dans la dignité, mais aussi d'être fier du parcours que la vie nous réserve, quels que soient les préjugés ou les circonstances.

— Ariel Esteban Cayer

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