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Creepy ("Kuripi")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2016
  • 130 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle : Festival international du film de Berlin 2016, Festival international du film de Hong Kong 2016, Festival international du film d'Extrême-Orient d'Udine 2016

"A headlong rush of tension and cruelty all the way to a gratifying final payoff" – Maggie Lee, VARIETY


Cela fait maintenant un an que le détective Takakura fut blessé en plein commissariat par un tueur en série. Depuis cet incident traumatisant, il a quitté les forces de l’ordre pour enseigner la psychologie criminelle et il vient de s’installer dans un endroit paisible avec sa femme Yasuko. Lorsqu’un ancien collègue lui propose d’enquêter sur une affaire non résolue impliquant la disparition de plusieurs membres d’une famille, Takakura ne peut s’empêcher de plonger dans cette histoire tordue. Pendant ce temps, Yasuko effectue la tournée de son nouveau quartier et fait la connaissance d’un mystérieux voisin : M. Nishino. Vivant avec son épouse malade et sa fille, l’homme semble plutôt antisocial au départ, puis au fil des rencontres, il affiche un comportement de plus en plus instable, voire inquiétant, et s’incruste autour de Yasuko. L’idée que Nishino pourrait être un dangereux psychopathe se met à hanter l’ancien détective. Que son obsession pour les tueurs en série l’expose à un délire paranoïaque ou lui permette de lire le jeu de son voisin, une longue descente en enfer vient de s’entamer pour Takakura.

Après quelques incursions remarquées dans le cinéma d’auteur (pensez au magnifique TOKYO SONATA, Prix du Jury à Un certain regard 2008), Kiyoshi Kurosawa (PULSE), l’un des pionniers de la vague de J-Horror, effectue un retour triomphal au thriller horrifique! Si CREEPY rappelle son classique CURE (présenté à Fantasia 1999), le cinéaste ancre son récit dans le quotidien d’un couple trop traditionnel, intégrant ainsi un angle sociologique à l’intrigue policière centrale pour intensifier la menace et approfondir le malaise du spectateur. Kurosawa plonge alors celui-ci dans un cauchemar étouffant en s’immisçant lentement dans son esprit au moyen d’ambiances savamment orchestrées grâce à une maîtrise des éléments techniques et narratifs digne des plus grands. Au milieu d’une distribution stellaire brille l’excellent Teruyuki Kagawa, qui offre une performance à glacer le sang dans son illustration délirante de l’instable Nishino. Avec CREEPY, Kiyoshi Kurosawa confirme sa place parmi les héritiers légitimes d’Alfred Hitchcock.

— Nicolas Archambault

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