Billets

Judge Archer ("Jian Shi Liu Bai Yuan")

Première Canadienne
  • Chine
  • 2012
  • 95 mins
  • DCP
  • Mandarin
  • Anglais (sous-titres)

« Xu est l’une des plus talentueuses révélations venues de Chine ces dernières années » – Gregory Coutaut, FILMES DE CULTE

“Xu gives an intangible cultural heritage a new life that it deserves, in cinema” - Liao Fangzhou, GLOBAL TIMES


N’ayant pas su prévenir le viol de sa sœur, un jeune homme est rongé par la culpabilité, la colère et la honte. On le conduit dans un monastère où il pourra se réinventer et choisir un nouveau nom. Il choisit pour nom les deux premiers mots qu’il entend hors de l’enceinte sanctifiée du monastère. « Judge Archer. » Mais ce choix est loin d’être judicieux et plutôt que de lui procurer la sérénité dont il a besoin, ce nouveau nom ne lui apportera vraiment que des ennuis. Au début du vingtième siècle, en Chine, les diverses académies d’arts martiaux sont constamment en conflit à cause de leurs affiliations avec des chefs de guerre rivaux, et l’énigmatique Judge Archer est le seul médiateur, l’unique source d’arbitrage entre toutes ces académies. Une grande maîtrise des arts martiaux suffit habituellement à régler la plupart des disputes mineures. Cela ne sera toutefois d’aucune aide au pauvre Judge Archer le jour où non pas une, mais deux femmes très belles et très sournoises commenceront à lui compliquer la vie. Lui qui ne désirait que mener une existence serviable et pure…

Cinéaste et grand érudit des arts martiaux traditionnels, Xu Hoafeng est venu bouleverser toutes les conventions du film de kung-fu avec son premier long métrage, THE SWORD IDENTITY, sorti en 2011. Finies les cascades invraisemblables et les mises en scène théâtrales; l’approche de Xu était rigoriste, philosophique et bien ancrée dans le réel. Mais cela ne veut pas dire que son film était dépourvu d’humour ou d’ironie : l’aspect comique y était tout aussi efficace et inattendu que le kung-fu. Suite à une longue attente (et après avoir scénarisé THE GRANDMASTER de Wong Kar-Wai), voici enfin le nouvel opus de Xu – aussi brillant, hilarant et historiquement fidèle que le volet précédent. Song Yang, l’acteur fétiche de Xu, est lui aussi de retour, toujours ferme et précis, que ce soit lorsqu’il se mesure à des adversaires coriaces ou lorsqu’il tente de garder ses distances vis-à-vis des femmes. Véritable délice de kung-fu, JUDGE ARCHER enfreint toutes les règles du cinéma d’arts martiaux, et recrée aussitôt de nouvelles lois absolument retentissantes!

— Rupert Bottenberg

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