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Kaijyu Mono ("Daikaiju Mono")

Première Internationale
  • Japon
  • 2016
  • 93 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)


Daikaiju Mono from Festival Fantasia on Vimeo.


Mais que se passe-t-il donc sur le col de montagne appelé Monster Pass? Des savants y ont identifié certaines espèces végétales vieilles de 350 millions d’années! Des amateurs de recherches paranormales s’y font littéralement déchiqueter! Pour couronner le tout, voici que la terre tremble — et surgit alors Mono, un monstre préhistorique géant, parfaitement immunisé contre l’arsenal des militaires! Ne reste-t-il aucun espoir? Le professeur Saigo, génie tombé en disgrâce, a une fille nommée Mira ainsi qu’un assistant appelé Hideto. Par bonheur, ces deux-là ont découvert un œuf pondu par Mono. Une telle trouvaille est précisément ce dont le bon professeur avait besoin non seulement pour redorer son blason de chercheur, mais aussi (et surtout) afin d’opposer au monstre préhistorique un adversaire à sa taille. Le timoré Hideto se portant volontaire, on lui injecte un sérum cellulaire spécial mis au point par le professeur. Il grandit et grossit alors jusqu’à devenir un titanesque lutteur, aussi haut qu’un gratte-ciel. Le monde sera-t-il sauvé de l’écrabouillage catastrophique? Et qui est donc Scorpion, l’espionne sexy qui demeure dissimulée dans l’ombre?

Oui, le plus célèbre de tous les daikaiju (en japonais : « monstre géant ») refait surface au grand écran cette année, après une trop longue absence. Mais Godzilla n’est pas le seul qu’on va retrouver en 2016. Les habitués de Fantasia connaissent bien le réalisateur Minoru Kawasaki depuis qu’il nous a fait hurler de rire il y a douze ans avec son CALAMARI WRESTLER. Vétéran de la série Ultraman, Kawasaki sait respecter les formes, mais il peut laisser libre cours à son humour débridé sitôt qu’il réalise ses propres films – pensons à EXECUTIVE KOALA et à RUG COP, sans oublier l’hommage absurdiste THE WORLD SINKS EXCEPT JAPAN. Avec KAIJYU MONO, Kawasaki démontre à quel point il affectionne le genre tokusatsu et ses classiques des années 60 et 70 (tokusatsu signifie « tournage spécial », c’est-à-dire débordant de science-fiction et d’effets spéciaux). Sans contredit, ce film délirant et loufoque est une gigantesque partie de plaisir.

— Rupert Bottenberg

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