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The Eyes of My Mother

Première Canadienne
  • États-Unis
  • 2016
  • 77 mins
  • DCP
  • Anglais / Portugais
  • Anglais (sous-titres)

“An exquisite waking nightmare” - Guy Lodge, VARIETY

“A shockingly original tone poem… a wondrous tapestry of emotional disorientation” – Eric Kohn, INDIEWIRE

“A stark, masterfully crafted and admirably minimal horror movie… you’ll be profoundly affected and moved” - Chris Alexander, SHOCK TILL YOU DROP

Ce cauchemar en noir et blanc a beaucoup fait parler — et crier — lors de sa première mondiale au festival de Sundance. Premier long métrage du scénariste et réalisateur Nicolas Pesce, THE EYES OF MY MOTHER tourne maintenant ses yeux injectés de sang dans la direction du festival Fantasia! Sur la ferme isolée d’une famille bizarre, l’épouvante commence dès le tout début avec l’arrivée d’un dément aux cheveux frisés. Bien qu’elle soit seule ce jour-là avec sa fille Francisca, Mère commet la terrible erreur de laisser entrer l’étranger dans leur demeure. Chirurgienne portugaise retraitée et depuis toujours fascinée par les globes oculaires, Mère est retrouvée massacrée dans sa baignoire lorsque Père rentre finalement à la maison. C’est une véritable boucherie, et Père est très en colère — d’autant plus que sa fille reste assise paisiblement dans la cuisine comme si de rien n’était. Qu’à cela ne tienne : Père s’occupe de régler son compte au dément frisé, et Francisca lui donne même un petit coup de main… Ensuite, notre récit effectue un bond dans le temps, et l’on retrouve une Francisca maintenant adulte qui vit dans l’isolement le plus total, souffrant de tendances très violentes, et ayant recours à des méthodes inhabituelles afin de gérer les traumatismes de son passé.

C’est Takashi Miike à son plus dérangeant. C’est Lucky McKee à son meilleur, dans ses exposés au sujet de la psyché féminine fracturée. Et c’est aussi Terrence Malick : rythme évocateur, panoramas dignes des toiles de grands maîtres. Même après tant d’admirables comparaisons, Pesce réussit à façonner quelque chose d’unique en son genre. Certaines images-chocs risquent de vous hanter longtemps après que vous soyez rentrés chez vous sains et saufs; si ces atrocités avaient été tournées en couleur, nos nerfs n’auraient décidément pas tenu le coup! En contrepartie, les intentions malavisées de la pauvre Francisca, nées dans la tragédie et la solitude, suscitent davantage d’empathie que de révulsion pure et simple. Vos yeux ne verront rien de plus déstabilisant à Fantasia cette année que THE EYES OF MY MOTHER.

— Tony Timpone

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