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The Alchemist Cookbook

Première Canadienne
En présence du scénariste et réalisateur Joel Potrykus

Sélection officielle : SXSW 2016

“A brilliant character study, complete with tension and biting humor” – Meagan Navarro, MODERN HORRORS

Sean (Ty Hickson) n’en peut plus. Il a décidé de fuir la civilisation et de s’installer dans une petite remorque au fin fond des bois afin d’y pratiquer l’art interdit de l’alchimie. Accompagné de son chat et assisté par un ami proche qui lui fournit de la nourriture et des médicaments de temps à autre, il est laissé à lui-même, libre d’écouter sa musique aussi fort qu’il lui plaît, boire et manger des cochonneries toute la journée, et confectionner des explosifs à partir de vieilles batteries de voiture, parce que… Eh bien, pourquoi pas, et pourquoi vous demandez, de toute façon ce n’est pas de vos affaires! L’alchimie est une pente glissante, cependant, et l’isolation encourue par un tel pacte faustien s’avère bientôt difficile à supporter. Soudainement, les délires se bousculent dans la tête de Sean et ses projets sont remplacés par quelque chose de beaucoup plus dangereux…

Telle une relecture punk rock d’une bande dessinée d’EC Comics, THE ALCHEMIST COOKBOOK signale une nouvelle phase dans la carrière de Joel Potrykus, réalisateur américain célébré pour la « trilogie animalière » regroupant COYOTE (2010), APE (2012) et BUZZARD (2013). Faisant ici équipe avec Ty Hickson pour la première fois, Potrykus élève son art à un tout autre niveau, livrant une vision abrasive et irrévérencieuse de l’aliénation que peut causer le monde contemporain, qu’elle soit financière, personnelle ou infligée par des forces mystiques. Un gros doigt d’honneur à tout ce que vous connaissez, inspiré par le cinéma d’horreur, ALCHEMIST est à la fois hilarant et désinvolte, subtil et « dans-ta-face », rappelant les premiers films de Jim Jarmusch tout en étant sa propre bête tout à fait unique. Autrement dit, il s’agit d’un film qui met de l’avant l’angoisse existentielle, en extrait l’essence, et la transforme en or.

— Ariel Esteban Cayer

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