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Small Gauge Trauma 2016

L’anthologie annuelle de courts métrages horrifiques d’avant-garde est de retour à Fantasia avec une sélection de huit films venus d’un peu partout dans le monde. Huit facettes de l’épouvante qui vous laisseront abasourdis. Directement du Royaume-Uni et présenté en première mondiale, DAWN OF THE DEAF, de Rob Savage, présente un monde où une pulsation sonore inexpliquée transforme toute la population de l’Angleterre en zombies — à l’exception des malentendants, qui doivent par la suite lutter pour leur survie. Une étonnante réinterprétation du thème des morts-vivants, mettant en scène plus de 500 figurants ainsi que plusieurs acteurs londoniens de la communauté malentendante. En première canadienne, THE PUPPET MAN, de Jacqueline Castel, est un slasher fiévreux, onirique et esthétiquement puissant qui fit sensation à Sundance, avec une trame sonore (et une apparition à l’écran) de John Carpenter. KING RIPPLE, du jeune surdoué Luke Jaden (THE LISTING), se déroule dans les décombres d’un Détroit futuriste où s’aventurent quelques adolescents à la recherche d’un être légendaire. C’est une création surréaliste et rafraîchissante mettant en vedette Keith Stanfield (SHORT TERM 12). En première canadienne, MERIDIANS, de Blake Rice, retrace la relation entre une patiente et son acuponcteur — et cette relation va bien au-delà des limites de n’importe quelle médecine, alternative ou pas. En première mondiale, EVELESS, d’Antonio Padovan, explore le thème de la procréation d’un point de vue médical, avec les intimes démêlés qui ont lieu dans des salles obscures.

Comédie noire de science-fiction et d’horreur présentée en première canadienne et nous arrivant directement d’Australie, THE DISAPPEARANCE OF WILLIE BINGHAM, de Matt Richards, illustre ce qui se passe quand le gouvernement met en place une nouvelle sorte de peine capitale littéralement progressive et fort controversée, il va sans dire. En première mondiale, BREAK MY BONES, d’Anthony Collamati, raconte l’histoire d’une enfant atteinte d’un mal incurable, et qui fait néanmoins une terrible découverte. La stimulante révélation qui s’ensuit est tellement universelle que l’équilibre entre la vie et la mort sera lui-même remis en question. Magistralement réalisé et brillamment joué, ce court est dans une classe à part, nous plaçant en état d’hypnose ou nous faisant faire un rêve éveillé et mortel. Le premier court de cette anthologie est un chef-d’œuvre du Français Quarxx, présenté en première canadienne : A NEARLY PERFECT BLUE SKY. Un homme vivant dans les ruines d’une ferme abandonnée doit prendre soin d’un colocataire gravement malade, tout en continuant de communiquer sur une base régulière avec des êtres venus d’ailleurs. Absolument cauchemardesque, ce film peut être placé au même niveau que les courts horrifiques les plus inoubliables de tous les temps (CARNE, LOVE FROM MOTHER ONLY et THE SEPARATION, pour n’en nommer que trois). Ça vous mettra les nerfs à vif. Soyez mentalement préparés!

Pour les détails complets concernant les films de ce programme, allez ici.

— Mitch Davis

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