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What a Wonderful Family! ("Kazoku wa Tsurai yo")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2016
  • 108 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle : Festival international du film de Tokyo 2015, Festival international du film de Hong Kong 2016, New York Asian Film Festival 2016

"One of the most entertaining films that I've seen this year." – Jaime Grijalba Gomez, SCREENANARCHY


Mariés depuis cinquante ans, Tomiko et Shuzo sont les piliers du clan Hirata. Ils vivent à la manière traditionnelle, c’est-à-dire dans la même demeure que leur fils, leur bru et leurs petits-enfants. Mais une nuit, tout à coup, Shuzo, goujat à ses heures, rentre à la maison après avoir passé la soirée au pub. Il jette ses bas sur le plancher sans se soucier de rien — et voici que Tomiko lui présente un contrat de divorce. Secousse sismique dans tout le clan : il faut intervenir, et vite! La maisonnée s’assoit ensemble et tente de tirer les choses au clair. Chacun a son mot à dire, et cette intervention révèle une véritable panoplie de problèmes familiaux. Comme on peut s’y attendre, c’est une hilarité générale qui s’ensuit.

Yoji Yamada est une légende vivante à qui l’on doit déjà la série des TORA-SAN ainsi que TWILIGHT SAMURAI. En 2013, il signait un remake du TOKYO STORY de Yasujiro Ozu, et le voici maintenant de retour avec cette même distribution, pour un nouveau tour de force. Brillamment écrite, cette comédie de mœurs s’amuse à disloquer le noyau familial japonais, pour ensuite le reconstituer avec amour, il va sans dire. Certains détails, tels que l’utilisation d’objets inattendus pour susciter le rire ou le fait que des personnages trébuchent sans raison apparente, rappellent les méthodes subtiles et méticuleuses d’un Jacques Tati. WHAT A WONDERFUL FAMILY! jette un regard lucide et pertinent sur ce fameux fossé des générations qui ne cessera jamais d’influencer la transmission des valeurs. En gardant toujours l’humour bien ancré dans les petits drames du quotidien, Yamada réalise ici un autre film tout à fait dans l’esprit de GOOD MORNING et autres titres plus légers d’Ozu. C’est le chef-d’œuvre d’un cinéaste d’expérience, rien de moins : tout l’humanisme espiègle et toute la profondeur austère de l’âge d’or du cinéma nippon condensés dans une comédie à hurler de rire.

— Ariel Esteban Cayer

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