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Psycho Raman

  • Inde
  • 2016
  • 128 mins
  • DCP
  • Hindou
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle, Quinzaine des réalisateurs de Cannes 2016

“A propulsive and bloodthirsty thriller… a hip, confrontational alternative to mainstream Hindi cinema” – Wendy Ide, SCREEN DAILY


Playlist Exclusive: Trailer For 'Psycho Raman' from The Playlist on Vimeo.


Raman est un tueur en série qui sévit à Mumbai. Un soir, alors qu’il est en train de tuer un homme, il est interrompu par Raghav, un policier pas très honnête qui est venu acheter de la drogue. Lorsqu’il découvre son revendeur dans ce fâcheux état, le flic l’achève froidement. Caché dans l’ombre, Raman est fasciné par ce qu’il voit, reconnaissant en Raghav son alter ego. Après avoir réalisé que ce dernier est l’inspecteur chargé de lui mettre la main au collet, le meurtrier n’a qu’un but en tête : faire en sorte que Raghav découvre ce qui se cache au fond de lui et révèle sa vraie nature.

Présenté lors de la dernière édition de la Quinzaine des Réalisateurs, PSYCHO RAMAN est une véritable bombe à retardement qui peut vous sauter au visage à tout moment. Anurag Kashyap offre une vision de l’Inde que nous ne sommes pas habitués de voir. Il avait déjà entamé le travail avec GANGS OF WASSEYPUR, et il a continué de dénoncer l’injustice et la corruption dans l’extraordinaire UGLY, mais il rajoute une couche encore plus sombre avec cette dernière œuvre. Sans jamais tomber dans le gore ou l’horreur facile, il nous offre un film ultra violent et dur, qui nous fait aussi réfléchir. Délibérément explicite, son plus récent long métrage parvient à capturer la pression sociale qui ronge la société. Un tueur né dans les bidonvilles de l’Inde, sans-le-sou, sans aide, qui fracasse le crâne de ses victimes à coup de barre de fer… Ce monstre est habilement juxtaposé à l’homme de loi, issu d’une famille riche, que plusieurs croient droit et vertueux, mais qui est au fond aussi pire que le tueur. Avec son scénario original et intelligent, Kashyap nous présente un voyage en enfer des plus mémorables. Il est aidé dans cette aventure par un acteur au talent démesuré, Nawazuddin Siddiqui, qui offre une performance à couper le souffle. Il réussit à nous faire vivre la folie du personnage, nous faire comprendre sa souffrance et parfois même avoir de l’empathie pour lui. Tous les éléments sont réunis pour faire de ce film une œuvre marquante que les festivaliers ne sont pas près d’oublier.

— Éric S. Boisvert

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