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The Arbalest

Première Canadienne
Sélection officielle : SXSW 2016 (Grand Prix du Jury); Festival du film et de la vidéo d'Atlanta 2016; Festival du film de Nashville 2016; Festival du film de Montclair 2016

“[A] historical fantasy of high style, composed dramatically and visually with a shot-by-shot and moment-to-moment profusion of imagination and invention” – Richard Brody, NEW YORKER


L’excentrique Foster Kalt (Mike Brune), inventeur reclus du jouet le plus populaire du monde — le cube Kalt — rompt enfin le silence qu’il s’est imposé il y a maintenant 10 ans. Lors d’une entrevue historique, il confesse tout : comment il a inventé le cube, comment il a rencontré Sylvia (Tallie Medel), comment celle-ci a brisé son cœur, et, surtout, comment elle l’a motivé à inventer à nouveau… Car après toutes ces années d’absence, Kalt est finalement prêt à dévoiler sa prochaine invention : un jouet qui pourrait supplanter l’omniprésent cube Kalt et changer le cours de l’histoire…

Grand Prix du Jury et véritable révélation « indie » de la dernière édition de SXSW, THE ARBALEST, le premier long métrage d’Adam Pinney, est une fantaisie historique sans égale qui vous gardera sur le bout de votre siège. Étude de personnage prenant la forme d’une confession publique (Foster Kalt n’est pas sans rappeler une figure comme Steve Jobs), THE ARBALEST est le type de film d’autant plus rare qu’il apparaît à la fois complètement neuf et maîtrisé, hilarant et terrifiant dans sa pertinence vis-à-vis du monde contemporain.

En dire plus serait déjà en dire trop, mais le tout rappelle le caractère obsessif d’un Wes Anderson (THE GRAND BUDAPEST HOTEL) ainsi que l’espièglerie d’un Albert Lamorisse, tout en invoquant Matthew Weiner de MAD MEN pour l’attention portée à l’époque (comme à l’égo). Ceci dit, la vision de Pinney est unique, et son film signale l’arrivée d’une brave et nouvelle voix dans le panorama du cinéma indépendant américain. Ne se contentant pas d’une prémisse saugrenue et de quelques rebondissements (et quels rebondissements!), THE ARBALEST dévoile un monde fantastique complexe par lequel il est possible d’explorer à nouveau des thèmes aussi universels que l’égo, l’amour perdu et la nature humaine!

— Ariel Esteban Cayer

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