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The Piper ("Sonmin")

Sélection officielle : Festival international du film de Vancouver 2015, Festival international du film de Busan 2015

“Poetically macabre” - James Mudge, EASTERN KICKS

“Engrossing and entertaining” - Pierce Conran, TWITCHFILM


The Piper from Festival Fantasia on Vimeo.


Veuf et musicien sans le sou, l’humble Woo-ryong se rend à pied jusqu’à Séoul avec son fils Young-nam, dans une tourmente d’après-guerre. Woo-ryong espère que la grande ville saura fournir le traitement nécessaire à son fils malade. Tout en suivant la route des montagnes, un beau matin, ils remarquent un petit sentier anodin sur le côté. Sans trop savoir pourquoi, Woo-ryong décide d’emprunter cette piste qui les mènera jusqu’à un minuscule village sans nom. Le chef du village accueille chaleureusement les visiteurs, mais son hospitalité se mêle d’un peu d’appréhension. En effet, le village souffre d’une infestation de rats… Ayant jaugé la situation, Woo-ryong propose aux villageois de les débarrasser de leur fléau, car les airs qu’il joue sur sa flûte ont toujours eu un fort effet sur les animaux. Ce marché est vite conclu, et l’intervention musicale a lieu — mais hélas! il y a anguille sous roche, et c’est un cauchemar qui vient de débuter…

Fable saupoudrée d’horreur, affreux rêve éveillé, THE PIPER n’est pas qu’une simple variation sur le même vieux conte des frères Grimm. L’interprétation nouvelle y est splendide, et le réalisateur Kim Gwang-tae signe un premier long métrage tout à fait inoubliable. À la tête d’une excellente distribution, on retrouve Ryu Seung-ryong, que l’on a vu dans MIRACLE IN CELL NO. 7. Soulignons également la performance de Chun Woo-hee (HAN GONG-JU) dans le rôle d’une jeune chaman un peu dérangée. Voici un film où les allusions politiques sont claires et nettes, tout comme le sont les diverses méditations sur des thèmes immémoriaux : duplicité, cruauté, culpabilité collective… La richesse de l’atmosphère et le délicieux crescendo de frayeur font de THE PIPER un film pratiquement irrésistible.

— Rupert Bottenberg

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