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A Bride for Rip Van Winkle

Première Canadienne
  • Japon
  • 2016
  • 179 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle : Festival international du film de Seattle 2016, Festival du film asiatique de New York 2016

“Artfully subverting the spirit of such soulful, diaphanous romances as LOVE LETTER and HANA AND ALICE from earlier in his own career, Iwai exposes the desperation and deceit involved in the search for love” – Maggie Lee, VARIETY


A Bride for Rip Van Winkle from Kotaro Mori on Vimeo.


Nanami (Haru Kuroki), une enseignante timide, peine à trouver un sens à son existence. Le virtuel la contente. Ainsi, elle rencontre un homme sur un nouveau réseau social, ils clavardent, commencent à se fréquenter, puis sont très vite fiancés. Le mariage approche à grands pas et Nanami réalise qu’elle a très peu d’amis pour garnir son côté des sièges. Devant maintenir les apparences, elle se tourne vers un autre homme rencontré en ligne : Amuro (Gou Ayano), un homme à tout faire un peu douteux, à la fois acteur et facilitateur pour une panoplie d’entreprises. Son agence engage des acteurs qui remplacent les invités de Nanami… mais un faux-semblant mène très vite à un autre. Maintenant accusée par sa belle-mère de tromper son mari, l’existence de la jeune épouse dégénère rapidement en un complexe réseau de petits emplois étranges facilités par Amuro — où rien ni personne n’est ce qu’il semble être…

Shunji Iwai (ALL ABOUT LILY CHOU-CHOU, THE CASE OF HANA & ALICE et SWALLOWTAIL BUTTERFLY) est de retour avec A BRIDE FOR RIP VAN WINKLE, l’adaptation de son propre roman, et un magnum opus au même titre que le LOVE EXPOSURE de Sion Sono! Remplie de rebondissements, à la fois révélatrice et déchirante, A BRIDE FOR RIP VAN WINKLE est une œuvre épique sur l’aliénation moderne d’une société surconnectée, exposant la myriade de sombres détours que peuvent aujourd’hui prendre nos interactions sociales, sur les médias sociaux comme ailleurs. Toutefois, Iwai se permet une dose d’optimisme et d’amour. Tandis que la logique du virtuel s’empare du monde réel, il brise toutes les attentes, et bien loin de la critique simpliste, offre un portrait touchant de femmes (l’excellente Haru Kuroki, auprès de la chanteuse Cocco) trouvant le bonheur à leur propre compte.

— Ariel Esteban Cayer

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