Billets

Shelley

Première Nord-Américaine
  • Danemark
  • Suède
  • 2016
  • 92 mins
  • DCP
  • Danois / Anglais / Roumain
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur et co-scénariste Ali Abbasi

Sélection officielle : Festival international du film de Berlin 2016

“Atmospheric, twisted and stylish” - Jessica Kiang, INDIEWIRE


Shelley from Festival Fantasia on Vimeo.


Elena est mère monoparentale, sans le sou et au bord d’un épuisement chronique. Elle ressent le besoin de prendre du recul en fuyant le train-train dans lequel elle étouffe. Un changement de décor s’impose, surtout si le décor en question pourrait être une petite maison campagnarde située loin de la grande ville. Lorsqu’elle apprend qu’un couple recherche une gouvernante pour entretenir leur résidence en forêt, elle saute sur cette offre qui lui semble tombée des cieux. Arrivée sur place, Elena constate que ses employeurs ont un mode de vie plus ou au moins inhabituel. Ils ne consomment pas de viande, ne font pas usage de l’électricité et limitent les contacts avec le monde extérieur. Son contrat étant d’une durée de trois ans sans possibilité de quitter son nouveau logis, la jeune femme se plie à ces règles sans se plaindre. Il faut dire qu’elle trouve enfin la tranquillité qu’elle recherchait. Or, ses patrons ont une dernière faveur à lui demander. Incapables d’avoir un enfant, ils souhaiteraient qu’Elena porte leur progéniture. Contre une belle somme, évidemment. Attendrie par l’affection et la générosité de ses maîtres, elle accepte sans se douter que son existence va basculer vers une horreur sans nom. Rapidement, Elena perçoit des signes inquiétants laissant présager que ce qui sommeille en elle n’a rien d’humain…

Ce qui débute comme un drame bergmanesque intimiste se meut tranquillement en conte gothique moderne dans SHELLEY, le brillant tour de force atmosphérique d’Ali Abbasi. Évoquant ROSEMARY’S BABY, voici une œuvre ancrée dans un réalisme si convainquant que l’intrusion lente d’un fantastique onirique génère une angoisse insidieuse. Dans le rôle principal, la lauréate d’un prix d’interprétation cannois pour BEYOND THE HILLS Cosmina Stratan épate avec sa performance chavirante d’une femme troublée en proie à ses pires craintes. Aisément l’une des œuvres de genre les plus puissantes du cru 2016.

— Simon Laperrière

Sponsors