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Tank 432

Première Mondiale
Première mondiale
En présence du réalisateur et scénariste Nick Gillespie


Dans une forêt à l’apparence tranquille, un drame est sur le point de se produire. Un groupe de militaires fuit depuis une éternité un adversaire invisible en traînant derrière eux deux otages aux visages cagoulés. Seul leur commandant semble connaître les détails de leur mission secrète qui requiert prudence, discipline et méticulosité. Peu importe, le temps ne leur permet pas de poser la moindre question. L’ennemi qui les poursuit se rapproche et menace de les éliminer à chaque instant. Suite à un guet-apens où ils ont lamentablement perdu le contrôle de la situation, les soldats décident de laisser les blessés derrière eux et trouvent refuge dans un char d’assaut abandonné. Leur forteresse improvisée se transforme en cachot lorsqu’ils découvrent la trappe d’accès bloquée. Cherchant désespérément une nouvelle issue, les mercenaires tombent sur des dossiers confidentiels laissant présager que leurs malheurs seraient orchestrés par des forces secrètes. La vérité s’apprête à éclater, mais pas avant que la raison ne soit intoxiquée par une paranoïa vile et meurtrière.

Haletant et fascinant, l’inextricable TANK 432 du Britannique Nick Gillespie s’inscrit dans la tradition des romans de science-fiction métaphysique propres aux années 70. Décryptant le réel sans sombrer dans un existentialisme ronflant, ce huis clos bien ficelé s’impose également comme la suite symbolique de l’extraordinaire A FIELD IN ENGLAND. Avec son réalisateur Ben Wheatley (HIGH-RISE) à la barre de la coproduction, on retrouve ici l’ensemble des thématiques qui hantent sa filmographie. Tout comme son mentor, Gillespie fait de nous les prisonniers d’un opaque climat de doute dans lequel le moindre indice pourrait être un leurre. Ce voyage névrosé au cœur d’un insondable labyrinthe n’empêche pourtant pas TANK 432 de verser dans l’humour noir et même d’assumer une certaine part de kitsch. Tel un épisode d’AMAZING STORIES révisé par J.G. Ballard, ce joyau de délire provoquera maintes insomnies!


— Simon Laperrière

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