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Trash Fire

Première Canadienne
En présence du réalisateur et scénariste Richard Bates Jr. et de l'actrice AnnaLynne McCord

“Uncompromising in attitude, Bates remains one of the truest voices in American cult cinema. You’ll laugh. You’ll cry. You’ll be scarred for life.” – Sundance Film Festival


Depuis longtemps en couple, Owen (Adrian Grenier d’ENTOURAGE) et Isabelle (Angela Trimbur de THE FINAL GIRLS) ont une relation d’amour-haine. Ayant survécu, jeune enfant, à une horrible tragédie familiale, Owen a toujours eu de la difficulté avec l’intimité et la confiance, se barricadant derrière un mur de sarcasme malveillant et de mépris parfaitement gratuit, dont la pauvre Isabelle, qui en a plus qu’assez, est la principale victime. Quoi qu’il en soit, ils restent ensemble — et ils vont être parents! Voulant confronter Owen aux réalités de la vie de famille, Isabelle insiste pour qu’ils partent en voiture afin qu’elle puisse enfin rencontrer ses derniers proches encore en vie, soit son excentrique grand-mère Violet (Fionnula Flanagan) et sa sœur Pearl (AnnaLynne McCord d’EXCISION), qui est horriblement brûlée. Par le fait même, une abjecte boîte de Pandore s’ouvre, révélant des secrets, des mensonges et des meurtres qui pourraient signifier la fin pour eux tous.

Troisième long métrage de Richard Bates Jr., suivant de près ses prisés EXCISION et SUBURBAN GOTHIC, TRASH FIRE extrait des rires inconfortables des dysfonctions interpersonnelles et d’une myriade de phobies, de démons personnels et de ressentiment profondément ancré, prouvant encore une fois que certaines des meilleures comédies sont inspirées par la souffrance. TRASH FIRE a été scénarisé alors que le cinéaste combattait une profonde dépression et, bien que les échos de son tourment sont plus qu’évidents, il a réussi à créer cette œuvre vachement divertissante et pleine d’empathie et d’intelligence (en plus d’effets sérieusement grand-guignolesques). Sa distribution triée sur le volet parvient brillamment à donner vie à ses dialogues dégoulinants de venin. Alors que le personnage principal est nihiliste à l’extrême, le film n’est rien de tout ça, mais plutôt un travail d’équilibriste que Bates réussit à merveille grâce à la plus pure intuition. Acerbe, hilarant et honnêtement décoiffant d’un point de vue émotionnel, TRASH FIRE est l’œuvre la plus accomplie à ce jour d’un talentueux réalisateur qui n’arrête plus de nous surprendre.

— Mitch Davis

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