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Outlaws and Angels

Première Canadienne
Sélection officielle : Sundance 2016

“A Grand Guignol nod to spaghetti Westerns… likely to win some cult admiration” – Dennis Harvey, VARIETY


Outlaws and Angels from Festival Fantasia on Vimeo.


Alors que deux jeunes femmes marchent tranquillement en ville, une balle perdue termine sa course entre les yeux d’une d’entre elles. Avant même que son corps ne touche le sol, cinq bandits sortent de la banque dans un boucan infernal. Alors qu’ils prennent la fuite sous une pluie de projectiles, l’un deux est atteint mortellement, tandis qu’un second agonise, gravement touché. Poursuivis par Josiah (Luke Wilson), un chasseur de primes, les bandits survivants s’enfoncent dans le désert. Affamés et assoiffés, ils commencent à perdre espoir, mais une fois la nuit tombée, ils tombent sur la ferme des Tildon. Ce qu’ils découvriront à l’intérieur est loin d’être une famille ordinaire...

Pour son premier long métrage, JT Mollner rend hommage aux westerns des années 1960 et 1970, notamment les œuvres légendaires signées Sergio Leone, Sam Peckinpah et Clint Eastwood qui ont marqué plusieurs d’entre nous. Mollner pousse même l’expérience jusqu’à filmer le tout comme à l’époque, en 35mm. Un procédé qui colle parfaitement à cette œuvre violente et sombre, et qui fait ressortir le côté crasseux, dépravé et brutal de l’Ouest américain. JT nous offre plus qu’un simple pastiche; il crée quelque chose de différent, de moderne. Il délaisse rapidement les plaines et le désert pour nous offrir un huis clos dur et cruel autant sur le plan visuel que psychologique. Écrit d’une main de maître, le scénario laisse amplement de place à ses personnages afin qu'ils s’épanouissent et nous fassent vivre toute une gamme d’émotions. Parmi les acteurs et actrices, Francesca Eastwood, la fille du légendaire cowboy, crève l’écran. Elle offre une prestation solide et tordue, de quoi rendre son célèbre père très fier. Elle nous propose un personnage fort et charismatique de femme libérée, comme on en voit trop peu au cinéma. OUTLAWS AND ANGELS est non seulement un hommage à un genre qu’on voit moins souvent de nos jours, mais aussi une œuvre audacieuse, rafraîchissante et extrêmement violente, qui restera avec vous tout au long du festival et bien plus longtemps encore.

— Éric S. Boisvert

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