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King Dave

Première Mondiale
  • Québec
  • 2016
  • 100 mins
  • HD
  • Français
En présence du réalisateur Daniel Grou (Podz), de l’acteur et scénariste Alexandre Goyette, de la productrice Nicole Robert et de membres de la distribution et de l’équipe technique


Dave est un jeune frondeur. Un King autoproclamé, influençable, mais pas inconscient. Alors qu’il se met en tête de retrouver l’inconnu qui a dansé avec sa blonde en lui poignant le cul, comme si de rien n’était, il décide de se faire justice. Entre violence, peine d’amour et amitié trahie, Dave va mettre le doigt dans le tordeur et s’engouffrer, toujours poussé par en avant sans jamais pouvoir s’arrêter. KING DAVE, c’est l’histoire de Dave, racontée dans un seul souffle, dans un seul plan-séquence.

KING DAVE, c’est un croisement de routes entre un réalisateur de renom, Daniel Grou (Podz), à qui l’on doit LES SEPT JOURS DU TALION, 10 1/2, L’AFFAIRE DUMONT et MIRACULUM, et Alexandre Goyette, un comédien et auteur primé qu’on a notamment vu dans les séries PROVIDENCE, C.A. et 19-2. Deux artistes brûlants de créativité qui savent prendre des risques, et avec KING DAVE, le défi a été relevé haut la main. Le film nous fait suivre Dave dans ses dédales intérieurs et extérieurs où l’on pourrait croire que les espaces se confineraient, mais au contraire, ceux-ci se déploient les uns après les autres avec une adresse et une justesse émouvantes, sur un plateau de neuf kilomètres où décors construits et existants se côtoient avec grâce, au croisement d’ambulance, d’explosion, de rencontres en métro, en voiture, à pied. À l’aide d’une caméra intime, amicale, témoin privilégié, nous assistons à tout ce qui poussera Dave à devenir un homme. La performance soutenue d’Alexandre Goyette dans une atmosphère de survie est maintenue du début à la fin avec une constance digne d’un marathon. KING DAVE est un film sans compromis. Le plan-séquence au lieu d’être une limite s’avère être l’incarnation du monde intérieur de Dave. Un propos sur le qui-vive, hypnotisant, qui transporte le spectateur au cœur d’un mal-être qui ne demande qu’à s’exprimer, parfois brutalement.

— Alexandre Goyette, Isabelle Gauvreau

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