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Some Freaks

Première Mondiale

Empoté et timide, Matt Ledbetter (Thomas Mann) doit en outre porter un cache-œil puisqu’il est borgne. Inutile de dire qu’il n’est pas très populaire à l’école secondaire. Un jour pourtant, en classe de biologie, il fait la connaissance de Jill (Lily Mae Harrington), une fille brillante et extravertie, avec qui il se découvre davantage d’affinités qu’avec n’importe qui d’autre auparavant. Jill est obèse, mais elle est belle, et on peut deviner qu’il lui a fallu apprendre à faire abstraction des plaisanteries sur son poids qu’elle a entendues toute sa vie. Matt le comprend parfaitement, puisqu’il a toujours été le garçon à qui il manque un œil. Ils se rapprochent, deviennent de très bons amis et des confidents, mais tout ça est presque trop beau pour être vrai – et certainement trop beau pour durer. Vers la fin du secondaire, Jill et Matt s’adorent, mais lorsqu’ils deviennent collégiens, leur relation s’étiole petit à petit, et d’une manière qu’ils n’avaient pas du tout envisagée.

SOME FREAKS est un film d’adolescents exclus qui réussit vraiment à saisir cette réalité cachée. Connaît-on réellement la perception que les autres ont de nous? Si oui, cela ne peut que modifier notre comportement… et notre perception de nous-mêmes. D’ailleurs, les relations interpersonnelles ne sont pas des choses statiques; elles évoluent au fur et à mesure que les gens changent, et il faut l’accepter. Souvent, les films d’adolescents marginaux mettent leurs héros sur un piédestal, mais ce n’est pas le cas ici. Ian MacAllister McDonald a imaginé une histoire qui respecte profondément les expériences et les échecs de ses personnages. L’écriture est honnête, les acteurs sont authentiques, la quête d’identité sonne juste, et l’humour caustique est contrasté par une dureté parfois choquante. Coproduit par Neil LaBute, SOME FREAKS est appelé à avoir un impact hors du commun. Cinglant, espiègle et éblouissant de personnalité non conventionnelle, ce film saura vous émouvoir, et cette émotion vous collera à la peau durant des semaines.

— Mitch Davis

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