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I Am Not a Serial Killer

Première Canadienne
En présence de l'acteur Christopher Lloyd

Sélection officielle : SXSW 2016

“O’Brien conjures an infectious sense of place on a small budget: dark but never dreary, haunting but oddly cheerful” – Andrew Barker, VARIETY


I am not a Serial Killer from Festival Fantasia on Vimeo.


L’adolescent John Cleaver (Max Records) sait très bien qu’il ne devrait pas écouter ses instincts. Obsédé par les monstres et les tueurs en série, il sent au plus profond de son être qu’il pourrait succomber à ses pensées meurtrières du jour au lendemain. Assister sa mère April (Laura Fraser) lors d’autopsies au salon funéraire familial semble le garder calme pour l’instant, tout comme son amitié avec son voisin âgé, M. Crowley (Christopher Lloyd). Cependant, lorsqu’une série de meurtres violents secoue la petite ville où John habite, ses pulsions se ravivent. Un vrai monstre a débarqué dans les environs, et bien que la poursuite de celui-ci puisse être sa fin, John n’a pas d’autre choix. Après tout, qui de mieux placé pour comprendre un tueur en série qu’un adolescent secrètement sociopathe?

Avec I AM NOT A SERIAL KILLER, le réalisateur Billy O’Brien (primé aux BAFTA, et connu pour ISOLATION) s’allie à une distribution d’enfer (vue dans des œuvres aussi variées que WHERE THE WILD THINGS ARE, BACK TO THE FUTURE et la série BREAKING BAD) pour adapter le roman à succès de Dan Wells. Transcendant presque son inspiration, le film évoque à la fois la terreur sourde et l’isolation que peut représenter l’adolescence dans une petite ville américaine, tout en s’avérant être une excellente variante sur le film de détective. Porté à l’écran grâce à l’immense talent du directeur photo Robbie Ryan (qui tourne ici en spectaculaire 16 mm, après avoir mis en image la plus récente Palme d’Or de Ken Loach, I, DANIEL BLAKE et le Prix du Jury à Cannes, AMERICAN HONEY d’Andrea Arnold), I AM NOT A SERIAL KILLER se distingue par ce naturalisme sans effort qu’on lui associe. De plus, c’est cette même facture visuelle qui permet aux acteurs de se démarquer, tandis que les lieux qu’ils habitent deviennent des personnages à part entière — infectés par l’horreur qui ne frappe, par conséquent, que plus fort!

— Ariel Esteban Cayer

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