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If Cats Disappeared from the World ("Sekai kara neko ga kietanara")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2016
  • 103 mins
  • HD
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle : Festival du film asiatique de New York 2016

Dans une jolie ville côtière de la campagne japonaise, un facteur apathique âgé de trente ans habite seul avec son chat. Cette tranquillité se retrouve dramatiquement bouleversée par un diagnostic dévastateur de son médecin : une tumeur au cerveau ne lui laisse que quelques jours à vivre. Désespéré, il reçoit la visite impromptue d’une copie conforme de lui-même prétendant être le diable. Ce dernier lui propose un pacte : il prolongera sa vie d’une journée si le facteur accepte qu’une chose choisie par son doppelgänger et les souvenirs que les gens y attachent disparaissent à jamais. Et cet exercice se répétera quotidiennement. L’entente acceptée, le premier objet appelé à partir est le téléphone. Le deuxième jour, le cinéma s’effacera. Et ainsi de suite. Mais le facteur réalise que beaucoup de personnes qui lui sont chères, notamment son ex-copine, son meilleur ami et sa défunte mère, sont intimement liées aux objets sélectionnés par son malicieux double. Et si le diable trouvait quelque chose qu’il ne peut se résigner à voir partir?

Disons-le d’emblée, IF CATS DISAPPEARED FROM THE WORLD s’avère être l’un des joyaux de Fantasia 2016 et un coup de cœur de l’équipe de programmation. Adaptée du best-seller éponyme de l’auteur Genki Kawamura, également un producteur émérite (WOLF CHILDREN, PARASYTE), cette petite merveille nous vient du réalisateur Akira Nagai, maintes fois primé pour son travail en publicité. Entouré d’une distribution fantastique incluant Takeru Sato (RUROUNI KENSHIN), excellent dans deux rôles diamétralement opposés, Aoi Miyazaki (THE GREAT PASSAGE) et l’inimitable Gaku Hamada (ROBO-G), Nagai livre un drame fantastique accompli en tous points où l’esthétique à couper le souffle accentue les vives émotions que suscitera assurément cet habile récit faustien à la fois triste et lumineux chez le spectateur, même le plus cynique. Ouvrez les digues, prenez un mouchoir et venez en grand nombre assister à ce véritable chef-d’œuvre d’humanisme et de pure beauté qui vous donnera envie de hurler votre amour aux gens qui vous sont chers... et peut-être même d’adopter un chat.

— Nicolas Archambault

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