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Lowlife Love

Première Canadienne
  • Japon
  • 2015
  • 110 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur et scénariste Eiji Uchida, de l'acteur Denden et du producteur Adam Torel

Sélection officielle : Festival international du film de Tokyo 2015, Festival du film de l'Extrême-Orient d'Udine 2016


Lowlife Love from Festival Fantasia on Vimeo.


Tetsuo s’imagine qu’il est un cinéaste « entre deux films ». Il s’avère qu’il est plutôt un loser de 39 ans, un obsédé sexuel et un vaurien malhonnête, perpétuellement sans emploi, malgré un film à succès qui l’amena sur le circuit festivalier il y a plusieurs années. En attendant, il gère un « club » de cinéma, qui fonctionne plutôt comme compagnie de production de pacotille, doublée d’une soi-disant école de théâtre qui escroque les jeunes acteurs, scénaristes et réalisateurs sans talent en échange d’un peu de travail. Lorsque Tetsuo rencontre Ken et Hiromi, la dynamique change cependant : voici deux personnes potentiellement douées qu’il pourra exploiter afin de remettre sa carrière sur le droit chemin! Le hic, c’est qu’il n’est pas le seul à penser de cette manière, et la panoplie de relations malsaines qu’il entretient ne va que s’envenimer...

Le célébré distributeur britannique Third Window Films se lance dans la production de films, s’associant à nouveau avec Eiji Uchida (GREATFUL DEAD) pour vous inviter dans les coulisses de l’industrie indépendante et « no-budget » japonaise! Pour tout dire, le portrait n’est pas joli du tout, et tant mieux. Loin d’être un film élogieux et autosatisfait, LOWLIFE LOVE se révèle plutôt comme un objet indéniablement personnel, à travers lequel Uchida offre un constat déstabilisant de son milieu et des bassesses auxquelles sont prêts à se livrer ses divers intervenants, toujours au nom du cinéma! Mettant en vedette Kiyohiko Shibukawa (LOVE & PEACE, IT’S ME, IT’S ME), auprès du légendaire Denden (LIKE SOMEONE IN LOVE, COLD FISH, entre autres), le tout oscille ainsi entre la tragédie et la comédie, et se déploie surtout avec une grande part d’humour autodérisoire, nous menant bien au-delà de ce qui est à l’écran, vers un portrait saisissant d’une industrie en perdition.

— Ariel Esteban Cayer

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