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Aloys

Première Nord-Américaine
  • Suisse
  • France
  • 2016
  • 91 mins
  • DCP
  • Suisse allemand
  • Anglais (sous-titres)
Sélection officielle : Festival de Berlin 2016

“The first film of 2016 which has truly made me get excited and want to start bouncing off the walls like an excessively caffeinated critic” - Thomas Humphrey, TWITCHFILM

“Ambitious and gorgeous” - Boyd van Hoeij, THE HOLLYWOOD REPORTER


La vie d’Aloys consiste à observer celle des autres. Détective de métier, il épie des inconnus dans leur intimité et filme leurs moindres gestes. Aloys conserve maladivement chacun de ses enregistrements chez lui. Sa collection compte plusieurs centaines de vidéocassettes. Ce nombre grandissant ne réussit pourtant pas à combler sa solitude. Depuis le décès de son père et associé, l’enquêteur s’isole volontairement, ne sort plus que pour travailler et cherche le réconfort au fond des bouteilles. Son désespoir lui paraissant irrévocable, il ne se doute pas qu’il est sur le point d’être rattrapé par son destin. Au lendemain d’une soirée particulièrement arrosée, Aloys réalise avec effroi qu’on lui a volé le contenu de sa caméra. La responsable a tôt fait de se manifester par téléphone. Avec sa voix mystérieuse et sensuelle, elle réussit à initier l’homme introverti à la « promenade téléphonique », un type iconoclaste de thérapie où le sujet extériorise son univers mental afin de l’explorer. Grâce à ces échanges avec une parfaite inconnue, Aloys entame le long chemin vers la rédemption qui, contre toute attente, se trouvait depuis toujours sous ses yeux.

Fable urbaine qui alterne entre une réalité morose et un univers fantaisiste propre au rêve, ALOYS du Suisse Tobias Nölle pourrait être comparé à une variation mélancolique du FABULEUX DESTIN D’AMÉLIE POULAIN. Le cinéaste signe un véritable poème audiovisuel sur le mal de vivre, thème qu’il aborde avec intelligence et délicatesse. Ayant déjà travaillé avec Michael Haneke et Aleksandr Sokurov, l’épatant Georg Friedrich interprète le personnage-titre avec une conviction remarquable ainsi qu’une fragilité sincère qui ne laissera aucun spectateur indifférent. Malgré sa part de noirceur, l’émouvant ALOYS demeure une ode à la beauté du quotidien ainsi qu’un drame humaniste sur la nécessité d’aller vers autrui. Nous garantissons que vous sortirez de la salle les yeux pleins d’eau, mais le cœur rempli d’espoir.

— Simon Laperrière

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