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Lace Crater

Première Québécoise
Sélection officielle : TIFF 2015, Festival du film de Sitges 2015, Festival international du film de Cleveland 2016, Festival du film Imagine 2016

“A subtle, intimate horror show” - Aimee Murillo, OC WEEKLY


Lace Crater from Festival Fantasia on Vimeo.


Lors d’une fin de semaine passée dans une maison luxueuse des Hamptons, la timide Ruth (Lindsay Burge), se remettant à peine d’une séparation, décide d’éviter la répartition de chambre que proposent ses amis. À la place, elle élit domicile dans la maisonnette pour invités, malgré les avertissements d’Andrew, qui affirme que l’espace est hanté. La soirée se passe comme prévu : à la fois intime et débauchée, remplie de conversations dans le jacuzzi, et de tension sexuelle à peine voilée. Fatiguée par ce remue-ménage, Ruth décide d’aller se coucher, mais l’impression d’être observée demeure. Prête à surprendre Andrew, c’est cependant une figure fantomatique, vêtue d’un sac de jute, qui apparaît dans la noirceur. Celle-ci se présente comme Michael, gentil fantôme. Une chose mène à une autre, et la tension romantique soutenue tout au long de la soirée atteint son paroxysme…

Avec ce premier long métrage, Harrison Atkins offre un film étrange, drôlement sincère et déstabilisant sur l’anxiété propre à la génération Y. Le scénario aborde notamment les relations compliquées ainsi que la honte — et la douleur — qui peut accompagner l’acte d’assumer pleinement sa sexualité… surtout lorsque fantômes et infections transmissibles sexuellement font bon ménage! Explorant par cette prémisse surnaturelle le désir de connexion humaine d’une génération tout entière, LACE CRATER mélange l’approche improvisée et comique du mumblecore d’il y a 10 ans avec les métaphores déstabilisantes que le cinéma de genre facilite, qu’il s’agisse du cinéma de « body horror » ou des films de fantôme auxquels LACE CRATER emprunte parcimonieusement. Porté par une excellente performance de Lindsay Burge (connue du public de Fantasia pour ses rôles inoubliables dans THE MIDNIGHT SWIM et THE INVITATION), le film d’Atkins fait également bon usage d’une caméra éthérée, nous collant à la psyché de la protagoniste et livrant ainsi un des portraits de femme les plus étonnants, intimistes et hantés de la dernière année!

— Ariel Esteban Cayer

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