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As the Gods Will ("Kamisama no iu toori")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2014
  • 116 mins
  • DCP
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
En présence du réalisateur Takashi Miike et de la productrice Misako Saka

Sélection officielle : Festival du film de Rome 2014, Festival international du film de Rotterdam 2015

"Guaranteed to delight those with a hankering for deathmatch-survival mangas" – Jay Weissberg, VARIETY

“Blisteringly insane” - Jordan Mintzer, HOLLYWOOD REPORTER

“Gleefully, gloriously weird... thrilling, flashy, un-clean fun” - Ard Vijn, TWITCHFILM


Depuis la projection du film FUDOH: THE NEW GENERATION à Fantasia 1997, un lien quasi fusionnel s’est créé entre le festival et Takashi Miike, l’un des grands cinéastes actifs sur la planète. Sa polyvalence est légendaire. Il excelle autant aux commandes d’une fantaisie familiale comme NINJA KIDS!!! qu’à la barre d’un festin gore tel qu’ICHI THE KILLER, et avec AS THE GODS WILL, Miike visite ces deux pôles pour nous plonger dans un « death game » scolaire surréaliste, une sorte de BATTLE ROYALE dans l’univers féérique de Lewis Carroll.

AS THE GODS WILL démarre en trombe, alors que la version A CLOCKWORK ORANGE d’une poupée Daruma convie une classe de collégiens à une partie de « 1, 2, 3, soleil » mortelle. Si ladite poupée voit un participant bouger, elle lui fait exploser la tronche et chaque détonation crânienne provoque des mouvements de panique explosifs, si bien qu’au moment où Shun, un ado désabusé passionné de jeux vidéo violents, parvient à remporter la partie, tous ses camarades gisent étêtés. Le pauvre n’est malheureusement pas au bout de ses peines, car bien d’autres épreuves meurtrières, impliquant entre autres un chat porte-bonheur géant et des poupées kokeshi aux comptines funestes, attendent les rares survivants de l’école, dont Ichika, le béguin de Shun, et Takeru, une brute aux tendances psychopathes.

Dire que l’adaptation du populaire manga AS THE GODS WILL constitue un vecteur parfait pour l’imaginaire dément et la virtuosité tordue de Takashi Miike serait un euphémisme. Entouré de ses habituels complices aussi talentueux qu’aguerris, notamment à la photographie, aux effets visuels et à la direction artistique, l’auteur s’est visiblement régalé en créant ces tableaux hallucinants où les jeux traditionnels d’hier deviennent les carnages sur console d’aujourd’hui. Avec un tel spectacle irrévérencieux où la fantaisie côtoie l’horreur et où l’hilarité se mêle au malaise, l’histoire d’amour entre Fantasia et Miike sera scellée à jamais devant les dieux... s’ils le veulent!

— Nicolas Archambault

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