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Feed the Devil

Première Canadienne
  • Canada
  • 2014
  • 95 mins
  • HD
  • Anglais
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Ce film est une coprésentation avec le festival Présence autochtone.
Bien que les passes et les coupons de Fantasia seront admis à cette projection, Fantasia ne vend pas de billets pour ce film à travers son système de billetterie. Pour obtenir des billets pour ce film, prière de consulter le www.presenceautochtone.ca
Merci de votre compréhension.

Marcus a désespérément besoin d’argent. Il provient d’une famille dysfonctionnelle où règne violence, alcool et drogues dures. Évoluant dans un patelin sans avenir, il cherche à faire un coup d’argent pour fuir sa réalité et se réinventer ailleurs. Il entend parler d’une vaste plantation de marijuana située au bout milieu d’une forêt à proximité d’une réserve autochtone. Accompagné de sa compagne Stella, avec qui il vit une relation pour le moins tendue, et de sa sœur Lydia, les trois s’enlisent dans cette forêt à la recherche de ce champ mythique. Selon de vieilles histoires amérindiennes, la plantation est en fait située au cœur d’un lieu maudit. On raconte que cette forêt interdite aux humains est en fait un terrain de chasse sacré des dieux d’où personne ne revient vivant. L’endroit est protégé par un puissant envoyé divin qui contrôle notamment les loups, les esprits et les morts. Évidemment, tout ira de mal en pis : crevaison, attaque de loups, incidents inexplicables, camionnette en flammes, rencontres énigmatiques, manifestations surnaturelles et omniprésence d’un tueur sadique. Mais Marcus est déterminé à retrouver le champ et à affronter ce tueur qui semble jouer avec eux comme dans une partie de chat et de la souris.

Les histoires et légendes de lieux maudits sont des canevas plutôt répandus dans toutes les cultures amérindiennes. Filmé dans Lanaudière, ce long métrage canadien a su employer de nombreux Autochtones de la région pour le tournage, dont notamment l’actrice Nakha Bertrand. La langue amérindienne qu’on y entend est l’atikamekw. Ce thriller tire son originalité de son inspiration des légendes autochtones et de leur intégration au canevas classique du film d’horreur. Au final, on assiste à la rencontre improbable entre PREDATOR et DELIVERANCE, nous rappelant que le retour à la nature est souvent un retour à la sauvagerie. Presque entièrement filmé en extérieur, le film est aussi une métaphore où la nature se montre plus forte que l'humain et où l’homme blanc du haut de son arrogance désacralise des lieux ancestraux au nom de la cupidité. Mais ne vous y trompez pas, si derrière le scénario se cache un propos moraliste, la mise en scène, l’ambiance sonore et la direction photo se préoccupent de créer un climat malsain et une tension soutenue, cherchant à surprendre au hasard des multiples rebondissements.

— Marc Lamothe

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