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Le grand Rock

  • Québec
  • 1968
  • 73 mins
  • 35mm
  • Français
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« Cette cagoule infâme cache-t-elle un tueur à gages, un criminel ou un malheureux? On tue des policiers, on assassine des pères de famille, on saccage des édifices… Pourquoi? Qui sont-ils, ces parias du crime, de la terreur et de la honte? Pourquoi? Le grand Rock fut-il perverti par les charmes d’une femme trop capiteuse ou par un monde qui lui donna le vertige? Des nuits sans sommeil, des nuits de peur et de remords… Pourquoi? Déchaîné contre son destin, LE GRAND ROCK devient une bête féroce et dangereuse. » - Bande-annonce originale du film

Rock Duchesneau est trappeur dans les Laurentides. Il vit en harmonie avec la forêt qui l’entoure et se contente de sa condition. Il est fiancé à Régine, l’une des plus belles filles du village. Elle veut une grosse noce, de nouveaux meubles et une nouvelle auto. Elle encourage Rock à se trouver un emploi régulier, mais voilà, il n’aime pas qu’on lui dise quoi faire et ne veut rien savoir du travail d’usine. Il essaie tant bien que mal quelques emplois, mais n’arrive pas à joindre les deux bouts. Régine s’ennuie seule à la maison et recommence à fréquenter en cachette un ancien amant. Ses problèmes matrimoniaux, financiers et légaux poussent alors Rock à joindre les activités d’une bande de bandits locaux. Leur prochain projet : un vol de banque.

Tourné à St-Charles-de-Mandeville dans les Laurentides. LE GRAND ROCK est le premier long métrage de Raymond Garceau, un vétéran de 24 courts métrages à l’ONF. Cette production décrit l’arrivée de la modernité, de la société de consommation, de la corruption et du crime organisé dans ce petit village auparavant paisible. Il faut aussi voir dans ce film une fascinante capsule de temps avec ses décors, ses costumes et ses expressions d’époque. Si la musique y est parfois insistante et souvent décalée, le thème musical du film s’avère un ver d’oreille assuré. La photographie, le montage, la mise en scène et le jeu des comédiens témoignent de la volonté de Raymond Garceau de réaliser un film de genre à l’américaine à une époque où peu adoptent encore cette approche. Comme les premières œuvres de Gilles Carle et de Jean-Claude Lord, LE GRAND ROCK se veut un cinéma identitaire, populaire et accessible à tout public.

— Marc Lamothe

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