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Première Canadienne
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Sélection officielle, SXSW 2014

“Elevates Hitchcockian suspense to jittery new levels of mayhem and paranoia” - Justin Chang, VARIETY

“Unique, wildly enjoyable, and altogether satisfying” - Peter Martin, TWITCHFILM

Nick Chambers (Elijah Wood) est le webmestre naïf et obsessif d’un site dédié à Jill Goddard, l’actrice en vogue du moment. Les deux sont à Austin présentement : elle y fait la promotion de son dernier film tandis que Nick écoute la retransmission en direct dans sa chambre d’hôtel. Gagnant d’un concours, il est supposé souper avec la vedette plus tard dans la soirée… Jusqu’à ce qu’il reçoive l’appel fatidique. Chord se présente comme le gérant de Goddard et lui annonce l’affreuse nouvelle : elle a annulé tous ses plans. Il offre cependant une alternative : Chord installe une variété incroyable de programmes d’espionnage sur l’ordinateur de Nick et l’informe que Goddard rentrera bientôt à sa chambre, qui se trouve non seulement dans le même hôtel, mais qui est également visible par la fenêtre. Tandis que Nick suit les instructions de Chord et commence à espionner son actrice favorite, il réalise que l’homme à l’autre bout du fil n’est pas exactement honnête. Et avec cette réalisation en vient une autre, beaucoup plus terrifiante : Nick est déjà prisonnier, pion d’un sinistre complot voyeur, qu’il n’aura aucun autre choix que de mener à sa fin.

Faisant suite au hit festivalier TIME CRIMES et au segment d’ouverture de THE ABCS OF DEATH, le réalisateur Nacho Vigalondo est de retour, avec encore plus de tours dans son sac et un 3e long métrage, qui s’avère être son premier film en anglais. Thriller casse-tête tout aussi sinueux et surprenant que son premier film, OPEN WINDOWS est propulsé par un fascinant dispositif : le film se déroule entièrement sur l’écran d’ordinateur de Nick, en une longue prise ininterrompue. Vigalondo navigue de fenêtre en fenêtre à l’aide de zooms et de glissements de caméra, et on découvre une relecture de REAR WINDOW pour le 21e siècle (agrémentée d’une touche de ROPE). En plus, Vigalondo met constamment le pied sur l’accélérateur, infusant son film d’autant d’excès et de démence que les thrillers expressifs et voyeurs auxquels les films d’Hitchcock on pu avoir donné naissance. Qu’il s’agisse d’un « split screen » à la De Palma devenu ici différente fenêtres superposées ou bien de l’accoutrement de cuir de Chord, rappelant le tueur psychopathe des gialli. Après MANIAC et GRAND PIANO, Wood accumule les films de genre à succès et on le voit ici auprès de Sasha Grey dans un film tortueux et rythmé, qui vous collera littéralement à l’écran.

— Ariel Esteban Cayer

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