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Équinoxe

  • Québec
  • 1986
  • 86 mins
  • 35mm
  • Français

Guillaume Beauchemin (Jacques Godin) revient après une très longue absence dans les îles de Sorel, accompagné de Nathalie (Ariane Frédérique), sa petite-fille de 12 ans. Par la même occasion, il souhaite retrouver Rosario Dubuc (Marcel Sabourin), qui a livré un faux témoignage contre lui en cour suite à une affaire de pêche illégale où un garde-pêche a accidentellement trouvé la mort. Après un séjour de 10 ans en prison, Guillaume s’exila quelques années en Amérique latine, où il a acquis sagesse et maturité face à son passé. Sur la route les menant à son ancienne demeure, Guillaume et Nathalie croisent une voiture et sont nargués par son conducteur (André Melançon) et ses passagers surexcités. Cette voiture ira malencontreusement s’engloutir partiellement sous un camion. Frustrés et humiliés, les délinquants qui y prenaient place jurent vengeance. D’autant plus qu’un malheureux hasard fait que Guillaume est confondu par l’un d’eux avec un pédophile qui vient de défrayer les manchettes. Alors que Guillaume et sa petite-fille voguent calmement en canot sur les rives de l’archipel du Lac Saint-Pierre, le groupe de délinquants de fortune armés de carabines sillonne les mêmes eaux à bord d’un puissant hors-bord, déterminés à les retrouver et leur faire passer un mauvais quart d’heure.

Présentant un film jamais distribué en DVD, cette projection s’inscrit dans un cycle de rétrospective de la Cinémathèque québécoise dédié à la mémoire d’Arthur Lamothe, disparu en novembre dernier. ÉQUINOXE permit en 1986 au réalisateur de renouer avec la fiction qu’il avait délaissée depuis quelques 20 ans pour se consacrer au documentaire. Gilles Carle a cosigné le scénario avec Lamothe et Pierre-Yves Pépin. Carle et Lamothe avaient déjà notamment scénarisé ensemble DIMANCHE D’AMÉRIQUE, LA MORT D’UN BÛCHERON et LES CORPS CÉLESTES. Si le film met en place de nombreux codes spécifiques aux films dits de vengeance et aux films opposant l’homme et la nature hostile, le scénario opte pour des dénouements non seulement imprévisibles, mais probablement plus réalistes. Les retrouvailles entre Guillaume et Rosario risque d’en surprendre plus d’un. La direction photo de Guy Dufaux est contemplative de la majesté des décors et demeure un tour de force puisque plus de la moitié de la production est un suspense entièrement tourné sur l’eau.

— Marc Lamothe

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