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The Green Inferno

Première Québécoise
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Sélection officielle, Festival international du film de Toronto 2013
Sélection officielle, Festival international du film d'Edimbourg 2014

“A relentless machine of gory fun... a wonderful work of nastiness” - Devin Faraci, BADASS DIGEST

Six ans après HOSTEL PART II, Eli Roth a finalement réalisé un nouveau film. Comme vous l’avez sans doute entendu, c’est un film de cannibales, juste comme ceux que ces adorables gredins italiens que sont Ruggero Deodato et Umberto Lenzi faisaient à l’époque. Bien que les empreintes de Roth se retrouvent partout sur cette addition au genre, il en respecte la formule à la fois en termes de contenu explicite et du thème de la civilité versus la civilisation. C’est simultanément un retour en arrière et quelque chose de nouveau et troublant, qui sera sûrement controversé pour certains, adoré par d’autres, et impossible à oublier pour quiconque a l’estomac fragile ou le cœur sensible.

Le film suit un groupe de collégiens (c’est devenu une spécialité pour Roth) qui partent en voyage en Amazonie afin de prendre part à du bon vieil activisme étudiant. Leur plan est de s’enchaîner à des bulldozers afin d’empêcher une jungle d’être détruite, mais leur bonne volonté est exploitée par leur louche et moralement corrompu leader Alejandro. Bien sûr, les tourments qu’ils subissent semblent bien minimes lorsque leur avion s’écrase violemment dans la jungle et qu’ils sont kidnappés par les indigènes qu’ils étaient venus protéger. Le film se transforme alors en vicieux film de cannibales du type de ceux que vous avez soit déjà regardés avec dégoût entre amis ou que vous avez eu trop peur d’essayer d’endurer. Roth ne va jamais aussi loin que de mettre en scène de véritables mutilations d’animaux comme Deodato ou Lenzi, mais la façon dont ses innocents collégiens deviennent un plat principal honore certainement le travail de ces pionniers italiens du gore.

Sans être trop de mauvais goût, le film de Roth est aussi acharné que ce qu’exige le sous-genre dont il fait partie. Démembrement, festins vivants, attaques oculaires, corps montés sur des lances à travers de douloureux orifices… Tout y est. Grâce à l’aide des talentueux experts en effets spéciaux de KNB, tout le massacre de Roth semble terriblement réel et a un impact saisissant. La barre est haute pour l’horreur cannibale et Roth n’a pas de problème à livrer la marchandise d’une manière qui fera que les spectateurs quitteront la salle en état de choc. Considérant qu’une génération entière n’a pas encore goûté aux films de cannibales italiens (ou n’en a même pas entendu parler), ce film va rendre malade même les fans d’horreur endurcis — et c’est exactement comme cela devrait être.

— Phil Brown

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