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Stereo

Première Nord-Américaine
  • Allemagne
  • 2014
  • 94 mins
  • DCP
  • Allemand
  • Anglais (sous-titres)
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Sélection officielle, Festival du film de Berlin 2014
Sélection officielle, Festival international du film fantastique de Puchon 2014

“Stylish, violent and cerebral” - Boyd van Hoeij, HOLLYWOOD REPORTER

Couvert de muscles et doté d’yeux hantés et colériques, Eric est un individu intimidant. On pourrait facilement l’imaginer faire mal à beaucoup de gens, mais la réalité ne pourrait pas être plus différente. Eric est un gentil géant qui gère un atelier de motos et qui est heureux de mener une vie calme et tranquille avec sa copine et la jeune fille de cette dernière. Son bonheur commence à s’effriter quand un mystérieux inconnu se met à le suivre, apparaissant presque partout où il va. Un assortiment de durs à cuire se présentent par ailleurs à son travail, prétendant le connaître en tant qu’un type d’homme très différent et menaçant le bien-être de ceux qu’il aime s’il ne devient pas un membre de leur organisation criminelle. Eric a peut-être des problèmes avec sa mémoire. Son passé lui semble embrouillé. Il n’a aucune idée de ce qui se passe, mais il se sent piégé et il a très peur pour ses proches. Alors que sa panique grandit, sa rage augmente elle aussi, devenant quelque chose d’incontrôlable et d’inimaginable…

Après avoir remporté le prix Max Ophüls avec son acclamé premier long métrage GRAVITY (qui n’a rien à voir avec le blockbuster de Cuarón qui partage son titre), le scénariste et réalisateur basé à Berlin Maximilian Erlenwein est devenu un tel talent à surveiller dans le paysage cinématographique allemand qu’il est parvenu à réunir certains des acteurs les plus en vue de ce pays. Refaisant équipe avec Erlenwein, Jürgen Vogel (LA VAGUE, LE LIBRE ARBITRE, GOOD BYE LENIN!) est à la fois corrosif et réfléchi, étant d’autre part habité par une colère complexe qui évoque un dérangeant sentiment de damnation. Moritz Bleibtreu (SOUL KITCHEN, LA BANDE À BAADER, LES PARTICULES ÉLÉMENTAIRES) contrebalance formidablement l’intensité de Vogel, et ce contraste est étrangement décontracté et humoristique, tout en illustrant parfaitement l’apocalypse personnel au cœur du film. Petra Schmidt-Schaller (A HERO’S WELCOME), Georg Friedrich (LA PIANISTE, FAUST) et Rainer Bock (INGLOURIOUS BASTERDS, LE RUBAN BLANC) complètent l’extraordinaire distribution. La réalisation d’Erlenwein est géniale et déborde d’inventivité. Le cinéaste oscille entre le langage du cinéma classique et une esthétique radicale regorgeant d’épatante expérimentation visuelle et sonore, tandis que son thriller criminel intime et dramatique se transforme graduellement en œuvre monstrueuse dont la férocité suggère un film de Nicolas Winding Refn sur le crystal meth. STEREO est un deuxième film qui déchire tout sur son passage, avec un effrayant antihéros / héros en son centre. Un être qui peut échapper à son passé à peu près aussi bien qu’il peut cacher ses instincts.

— Mitch Davis

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