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Preservation

Première Internationale
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Sélection officielle, Festival du film de Tribeca 2014

“A sustained white-knuckler” – John Hopewell, VARIETY

“Morbidly twisted fun… subversive” – Matt Barone, COMPLEX

Ça semble d’abord être un voyage de rapprochement entre deux frères — Sean Neary (Pablo Schreiber), un soldat récemment revenu du front, et Mike (Aaron Staton), avec qui il se rend dans les bois en camion. Puis on réalise qu’une troisième personne les accompagne : Wit (Wrenn Schmidt), la femme de Mike, qui se joint à eux pour une excursion de camping loin des problèmes reliés à leurs vies et à leurs emplois. Toutefois, Mike n’arrive pas à se détacher de son travail et il parle constamment sur son téléphone cellulaire alors qu’ils dépassent un signe disant « fermé » dans les arbres. Mike étant distrait, Wit commence à apprécier le comportement de mâle alpha de Sean — jusqu’à ce que le trio se réveille après sa première nuit dans les bois et découvre que les choses ont changé et qu’ils se retrouvent loin de la civilisation, sans moyen d’appeler à l’aide, face à une menace invisible, impitoyable et lourdement armée.

Tant de téléphones cellulaires ne sont pas parvenus à avoir un signal dans les films d’horreur que c’est une agréable surprise d’en voir un avec lequel les personnages sont capable de faire et de recevoir des appels. Et PRESERVATION va encore plus loin en faisant de la dépendance à l’interaction électronique un élément de son récit. Dans son deuxième film en tant que scénariste et réalisateur, Christopher Denham (aussi connu comme acteur pour avoir joué dans ARGO et SHUTTER ISLAND) approfondit les thèmes de son premier long métrage, HOME MOVIE, qui fut présenté en première mondiale à Fantasia en 2008. Dans ce film, ni un père obsédé par les vidéos de famille ni sa femme ne savaient comment réagir en voyant la réalité de plus en plus dérangeante capturée par sa caméra. PRESERVATION prend trois personnes qui ont de la difficulté à interagir face à face et leur enlève leurs connexions sans fil, les forçant à s’unir contre des ennemis qui, quand on les voit éventuellement, communique seulement via des messages textes.

Malgré toute leur organisation en ligne, ces vilains sont parfois physiquement faillibles en pleine action — ce qui constitue en partie le sombre courant satirique qui coule sous la surface du thriller de survie de Denham. Bien que l’humour soit désarmant, il ne dissipe pas pour autant l’urgence de la situation, alors que Denham chorégraphe une série de poursuites et de confrontations tendues tout en maintenant un sentiment d’isolation. Il obtient aussi d’excellentes performances de la part de ses trois acteurs principaux, qui donnent l’impression authentique qu’ils partagent une histoire commune avant que les circonstances menacent de violemment les diviser.

— Michael Gingold

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