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Devil’s Mile

Première Mondiale
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En présence du scénariste et réalisateur Joseph O'Brien

Une Cadillac noire file le long d’un paysage rural délavé. Dans le siège du conducteur se trouve un criminel nerveux du nom de Toby (David Hayter). Ses passagers sont ses complices, Cally (Maria Del Mar) et Jacinta (Casey Hudecki). et Toby transporte aussi quelques « paquets » dans le coffre arrière qu’il va livrer à M. Arkadi (Frank Moore), un caïd craint de tous. Mais il y a autre chose dont ils devraient avoir peur à court terme : après qu’il devienne clair qu’il y a un problème sérieux avec un de leurs prisonniers, leur tentative de prendre un raccourci les mène au-delà d’une vieille pancarte « Route fermée », sur une étendue d’asphalte traversant un territoire surnaturel. Ils rencontrent bientôt des apparitions fantomatiques, l’une d’entre elles les avertissant que « la route ne vous laissera jamais vous en aller… »

DEVIL’S MILE représente la rencontre de personnages provenant de diverses régions du monde de l’horreur. Le scénariste et réalisateur Joseph O’Brien est un collaborateur de longue date du magazine RUE MORGUE; un des producteurs exécutifs est Colin Geddes, qui est en charge de la section Midnight du Festival international du film de Toronto (il a aussi produit THE DEMON’S ROOK, présenté en première mondiale à Fantasia l’an dernier); et la musique a été composée par Chris Alexander qui, soyons transparent, est un complice de l’auteur de ces lignes dans l’équipe de rédaction de FANGORIA. Ajoutez une performance féroce de l’expérimenté acteur de doublage d’anime et de jeux vidéo David Hayter (qui est aussi le scénariste de X-MEN et WATCHMEN), deux autres acteurs bien capables de partager la vedette avec lui et la présence malveillante de Frank Moore (le copain de Marilyn Chambers dans RABID de David Cronenberg), et vous aurez les ingrédients nécessaires pour un formidable mélange de road movie criminel et de terreur surnaturelle.

Tout en adhérant aux standards profanes et spectraux de ces deux genres (la race des deux prisonniers est un premier indice des influences d’O’Brien), DEVIL’S MILE les entremêle de façon homogène. Cette cohérence est partiellement due au fait que le thème clé exploré par le cinéaste se retrouve à la fois dans les drames mettant en scène des hors-la-loi et dans les histoires de fantômes : l’inévitabilité du sort. Alors que Toby, Cally et Jacinta font face aux conséquences toujours plus effrayantes de leurs actions, O’Brien allège l’atmosphère avec d’occasionnelles pointes d’humour noir, tandis que la musique d’Alexander maintient une ambiance inquiétante sous la surface. En essayant d’échapper au « Devil’s Mile », le trio parvient seulement à plonger plus profondément au cœur des ténèbres et tout ce que les spectateurs peuvent faire est de s’accrocher et de profiter du voyage.

— Michael Gingold

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