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DJ XL5's Blaxploitation Zappin' Party

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Après le Bollywood (2010), le film mexicain de genre (2011), le cinéma italien d'exploitation (2012), l’historique du zombie (2013) et l’ère du spandex (2013), DJ XL5 se penche cette fois sur le cinéma afro-américain des années 70. Une minutieuse préparation a exigé le visionnement de près de 200 longs métrages pour finalement en retenir une soixantaine. Ce montage propose un regard sur le tremblement de terre qui secoua momentanément la culture populaire et dont les secousses se font encore sentir tant dans la culture cinématographique contemporaine que dans l’univers hip-hop. Un regard amoureux sur le cinéma noir des années 1970. Un vaste et ambitieux projet accompagné de cinq projections à la Cinémathèque québécoise. Cinq longs métrages, chacun témoignant d’un genre phare de cette période, soit le manifeste politique, le western, la comédie, le drame urbain et le film d’arts martiaux. Vous pourrez ainsi découvrir sur grand écran SWEET SWEETBACK'S BAADASSSSS SONG (1971) de Melvin Van Peebles, BOSS (1975) de Jack Arnold, DARKTOWN STRUTTERS de William Witney, TOUGH (1974) de Horace Jackson et NERFS D'ACIER, GANTS DE VELOURS, version française de BAMBOO GODS AND IRON MEN (1974) de Cesar Gallardo.

Présenté en ordre chronologique, le montage permet de saisir l’essor du genre et l’essoufflement éventuel de ce dernier. On y célèbre tant les figures mythiques que les artisans qui ont œuvré en retrait du box-office. Un mélange d’extraits de films et de bandes-annonces illustrent ce voyage au cœur d’une culture vibrant au son de bandes sonores originales hautement distinctives. Qu’il s’agisse de réalisateurs noirs ou blancs, la Blaxploitation met en vedette des personnages souvent forts et emblématiques. Bon nombre de genres à la mode au cinéma dans les années 70 ont été mijotés à la sauce Blaxploitation - le western, le film policier, le film de gangsters, l’horreur, le film de prison, le film de motards, le film biographique, le drame sportif, le film d’arts martiaux, le documentaire musical et la comédie. Souteneurs, dealers, gangsters et prostituées peuplent aussi cet univers. Cette période a par ailleurs permis la distribution de plusieurs films engagés, de films politiques et de films peuplés d'hommes fiers et libres de leurs choix de vie. Des personnages déterminés qui résistent à l’homme (« the man »), à l’autorité aveugle, à l’injustice, à la corruption, au commerce de la drogue, au monde interlope, au gangstérisme et au racisme. Ce montage fait aussi place à certains films témoins des aspirations et des difficultés quotidiennes d’une société en pleine émancipation. Arrivez tôt, des projections surprises attendent les premiers en salle.

— Marc Lamothe

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