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Kundo: Age of the Rampant ("Gundo: Minraneui Sidae")

Première Canadienne



En 1859, la dynastie Joseon tire à sa fin. C’est une époque tumultueuse, une ère de tyrannie. Les récoltes sont maigres et les commerces sont vides. Alors que les gens à travers le pays souffrent et crèvent de faim, les membres de la noblesse profitent de l’abondance, leurs privilèges étant maintenus à la pointe de l’épée. Mais c’est une épée à deux tranchants. Un rude groupe de rebelles a émergé, regroupant de féroces hors-la-loi qui volent aux riches et partagent leurs gains avec les plus démunis. Ils forment le Kundo et sèment la peur chez l’aristocratie, jusqu’au palais royal. Doimuchi, un boucher de caste inférieure, a récemment joint les rangs du Kundo. Il entend bien utiliser ses effrayants couperets à viande pour la cause, mais c’est la vengeance qui le motive. Le beau, mais sans-cœur jeune aristocrate Jo-yoon, un maître des arts martiaux rongé par l’amertume, doit payer pour ce qu’il a enlevé à Doimuchi.

Robin des Bois est peut-être le symbole occidental du type de bandits rebelles qui est dépeint dans KUNDO: AGE OF THE RAMPANT, mais on n’a pas ici affaire à une histoire de joyeux compagnons. KUNDO est réalisé par Yoon Jong-bin, qui a précédemment porté un regard inébranlable sur le crime et la corruption dans le film à succès de 2012 NAMELESS GANGSTER et sur la déshumanisation au cœur de l’entraînement militaire dans son premier film lancé en 2005, l’acclamé THE UNFORGIVEN. Il nous offre à présent un film d’époque bourré d’action, racontant un récit dramatique des plus durs dans lequel les bons font preuve d’un peu de méchanceté et les méchants sont aussi méchants que possible. Tout tourne autour de Doimuchi et Jo-yoon, interprétés par Ha Jung-woo (THE CHASER, THE BERLIN FILE) et Kang Dong-won (WOOCHI: THE TAOIST WIZARD, HAUNTERS), des figures clés du vedettariat coréen qui sont idéales pour leurs rôles ici. Yoon a choisi un moment très instable dans l’histoire coréenne pour situer son impitoyable aventure épique, mais c’est un canevas parfait pour un thème universel : l’indignation furieuse face à une profonde injustice.

— Rupert Bottenberg

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