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Let Us Prey

Première Nord-Américaine
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GAGNANT : Méliès d'argent, Festival international du film fantastique de Bruxelles 2014

Isolé à la périphérie d’une petite ville, un poste de police à court de personnel devient subitement une forteresse de l’horreur quand un mystérieux inconnu est enfermé dans une cellule du sous-sol. Cet étranger, interprété par Liam Cunningham, n’est certainement pas originaire du pays (c’est le moins qu’on puisse dire) et cela intrigue les autres détenus qui, eux, ne sont qu’un vulgaire ramassis de laissés-pour-compte locaux. Les questions fusent et de terribles secrets sont peu à peu révélés. L’atmosphère au poste commence à chavirer dans le plus effroyable cauchemar. Les uns après les autres, policiers et détenus se métamorphosent soudain en fous monstrueux arracheurs de visages. La nuit risque d’être longue… Et combien d’entre eux en verront la fin?

En mars dernier, ce film irlandais ultra violent remportait le prestigieux Méliès d’argent lors de sa première mondiale au Festival international du film fantastique de Bruxelles. Ce n’est pas surprenant. Élégamment mis en scène avec des déplacements de caméra lents et sournois ainsi que de saisissantes éruptions de violence, LET US PREY s’élabore tel un épisode particulièrement sinistre de TWILIGHT ZONE et se conclut par un écrasement en enfer. Les performances sont magistrales. Habituée de Fantasia pour y avoir été acclamée dans LOVE ETERNAL et THE WOMAN, Pollyanna McIntosh brille ici dans le rôle d’une policière pragmatique nouvellement transférée et dont c’est la première nuit dans ce poste fatidique. Liam Cunningham, qu’on a pu voir dans DOG SOLDIERS, HARRY BROWN et GAME OF THRONES, est époustouflant comme d’habitude, dégageant un calme menaçant et une impression d’intelligence diabolique, impitoyable et invincible.

Douglas Russell (A LONELY PLACE TO DIE, VALHALLA RISING) nous offre ce qui sera assurément LA performance de fou furieux de l’année. Niall Greig Fulton est tout aussi excellent, lui qui jouait dans CLOUD ATLAS et THE ACID HOUSE, en plus d’être programmateur senior au Festival international du film d’Edimbourg! Le réalisateur Brian O’Malley est indubitablement fan des premiers John Carpenter : la sublime trame sonore électronique est là pour le prouver, sans oublier le nom d’un personnage clé et quelques allusions à ASSAULT ON PRECINCT 13, dont LET US PREY pourrait d’ailleurs bien être une sorte de remake surnaturel. Alors maintenant, mettez les mains derrière votre dos. Ne vous retournez pas. Allez, en avant, marchez!

— Mitch Davis

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