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Kumiko the Treasure Hunter

Première Canadienne
  • États-Unis
  • 2014
  • 105 mins
  • DCP
  • Anglais / Japonais
  • Anglais (sous-titres)
Voir la bande-annonce
En présence du réalisateur et coscénariste David Zellner et du producteur Chris Ohlson

GAGNANT : Prix spécial du jury, Sundance 2014
Sélection officielle, Festival du film de Berlin 2014
Sélection officielle, SXSW 2014

“A wonderfully strange and beguiling adventure story comprised of buried treasure, hand crafts, and a possibly unhealthy obsession with the Coen brothers” – Scott Foundas, VARIETY

“An odd, formally striking delight” – Rodrigo Perez, INDIEWIRE

“A work of rigorously disciplined eccentricity” – Todd McCarthy, THE HOLLYWOOD REPORTER

Rinko Kikuchi incarne la timide Kumiko, une employée de bureau de Tokyo esseulée qui se morfond au travail, trop maladroite pour se rapprocher de ses collègues et trop introvertie même pour qu’on la remarque. Hormis le lien qu’elle entretient avec son lapin apprivoisé, sa seule véritable relation est avec sa mère – et c’est une relation qu’on pourrait qualifier, au mieux, de passive-agressive. Lors d’une scène bizarrement inspirée (mais qu’il vaut mieux ne pas gâcher en la racontant), Kumiko met la main sur une cassette VHS du film FARGO des frères Coen. Elle visionne le tout, mais ne comprend pas la plaisanterie au début où il est dit que « Ce film est inspiré de faits vécus ». La pauvre croit qu’il s’agit d’un documentaire et elle croit avoir déduit le lieu exact où Steve Buscemi enterre une mallette remplie d’argent à la fin. Voici sa chance d’échapper à une existence médiocre : aller déterrer cette fortune au Minnesota! Kumiko quitte son emploi, quitte sa mère, laisse tout tomber et, en dépit du fait qu’elle ne parle presque pas l’anglais, s’embarque pour l’Amérique avec très peu d’argent et une carte au trésor minutieusement dessinée par ses soins.

Fable obsédante, mélancolique, absurde et fanfaronne, KUMIKO THE TREASURE HUNTER est sans conteste l’un des films les plus inclassables de l’année. Les cinéastes américains David et Nathan Zellner, héros « indie » à qui nous devons KID-THING et GOLIATH, signent ce long métrage beaucoup plus ambitieux qu’à leur habitude, mais réussissent néanmoins un autre petit miracle. Road movie absolument hors normes, le film est décrit par ses créateurs comme étant une « aventure psychologique ». En effet, il s’agit d’une étude de mœurs consacrée à la poursuite de tous nos rêves les plus fous et à ce qui arrive sitôt que nous croyons nos propres rêves fous. Produite par Alexander Payne et Jim Taylor, mettant de l’avant une envoûtante trame sonore de l’Octopus Project, cette drolatique et somptueuse ode initiatique séduira les cinéphiles.

En plus d’avoir déjà été en nomination aux Oscars, Rinko Kikuchi a une filmographie impressionnante : FUNKY FOREST, SURVIVE STYLE 5+, BABEL et NORWEGIAN WOOD, pour ne nommer que ces quatre titres. Elle livre ici l’une des plus puissantes performances de sa carrière, avec laquelle elle parvient à nous briser le cœur. Par magie, on a pitié d’elle et on l’envie simultanément.

— Mitch Davis

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