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The Fatal Encounter ("Yeokrin")

Première Québécoise
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“This quasi-Shakespearean litany of woe, violence and incident makes for quite a ride” - David Noh, FILM JOURNAL INTERNATIONAL

“Balances the most engrossing aspects of the South Korean telenovela with grandiloquent Hong Kong-influenced fight scenes” – Martin Tsai, LA TIMES

Deux petits garçons tombent dans les filets d’un brutal esclavagiste, qui les entraîne cruellement à devenir des assassins. Une fois qu’ils ont atteint un niveau prometteur d’habileté, leurs destinées divergentes se décident par l’entremise d’une partie de roche-papier-ciseaux…

Des années plus tard, le jeune roi Jeong-jo règne en tant que 22e souverain de la dynastie Joseon — mais sa vie n’en est pas une de facilité et de privilège. Un an seulement après qu’il ait réclamé le trône, plusieurs tentatives d’assassinat ont été commises sur sa personne. Il est par ailleurs hanté par l’exécution de son père, dont il a été témoin lorsqu’il était enfant. À présent, il s’entraîne secrètement pour la prochaine attaque, peu importe d’où elle proviendra. La beauté tranquille du palais cache un nœud de vipères formé de mensonges, de trahisons et de tentatives de meurtre. Apeuré à mort, le roi n’a confiance qu’en son ami et conseiller de longue date, l’érudit eunuque de la cour Gap-soo. Le roi Jeong-jo a tout pour être un dirigeant sage et bienveillant — mais survivra-t-il aux 24 prochaines heures?

Le divertissement sud-coréen sur les écrans de toutes tailles présente de nombreux récits dramatiques de maison nobles de la période Joseon médiévale. THE FATAL ENCOUNTER mérite une place importante dans le genre et les recettes massives qu’il a récoltées au box-office domestique suggèrent que le public coréen est d’accord. Il s’agit du premier long métrage du talentueux réalisateur de télévision Lee Jae-kyoo, qui imprègne ce puissant et tragique thriller politique — qui revisite l’histoire vraie et souvent racontée de l’attaque en 1777 de celui qu’on surnommait « le roi de la malchance » — d’une atmosphère incandescente contrastant avec la discrète élégance du palais où l’action se déroule. Des manigances se trament et des âmes s’exposent alors que l’assaut final s’approche inexorablement, mais longtemps avant que les lames d’acier soient dégainées, des armes plus subtiles — des mots, des gestes, des regards — brillent dans l’ombre. Le pathos et la paranoïa s’entremêlent alors que se révèle une toile toujours plus complexe d’intrigue et de blessures non cicatrisées. La star télévisuelle Hyun Bin se débrouille merveilleusement dans sa première incursion dans le drame d’époque, s’avérant très convaincant en Jeong-jo, tandis que le rôle de Gap-soo donne lieu à une performance intense et inhabituelle de la part de Jung Jae-young (familier pour les Fantasia-philes via CASTAWAY ON THE MOON, CONFESSION OF MURDER et de nombreux autres titres). Un film de cape et d’épée sensuel, somptueux, sophistiqué — et sauvage.

— Rupert Bottenberg

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