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The Zero Theorem

Première Canadienne
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Sélection officielle, Festival du film de Venise 2013
Sélection officielle, Fantastic Fest 2013
Sélection officielle, Festival du film de Glasgow 2014

“A visually splendid nightmare of totalitarian glitz… social rage expressed not in a frown but a giggle” – Mary Corliss, TIME

« Nous sommes généralement, partout, seuls. »

« Nous » étant Qohen Leth, un brillant mathématicien à la recherche du sens de l’existence alors que tout ce qu’il fait de ses journées est de s’épuiser à travailler pour une corporation sans visage et sans âme, entrant des chiffres dans un ordinateur sans vraiment savoir ce que ça donne, mais en étant certain qu’il pourrait accomplir quelque chose d’important s’il était laissé à lui-même. Puis il obtient son vœu : son patron, Management, lui assigne le Théorème Zéro, une formule mathématique qui pourrait prouver que le sens de la vie est en fait le néant. Ce théorème a eu le dessus sur des programmeurs inférieurs, mais Qohen est déterminé à le résoudre et à découvrir la raison d’être du monde, dans la mesure où il pourra travailler sans distraction. Mais des distractions ne cessent de se présenter : un psychiatre en ligne fourni par la compagnie; son superviseur; le fils génial de Management; et finalement, Bainsely, la jolie femme qui donne à Qohen non seulement le « Nous » qu’il ne savait pas qu’il recherchait et la chance de connaître l’amour et le bonheur, mais aussi l’opportunité de prouver que le Théorème Zéro est erroné.

Enfin! Si jamais il y a eu un cinéaste dont l’œuvre convenait parfaitement à Fantasia, c’est Terry Gilliam, et il est grand temps que nous présentions une nouvelle réalisation de cette légende du cinéma fantastique (et du cinéma en général). THE ZERO THEOREM est la conclusion de sa Trilogie Orwellienne, qui inclut son chef-d’œuvre de 1985 BRAZIL et 12 MONKEYS (1995), et c’est du pur Gilliam à tous les niveaux. Dépeignant un monde apparemment désespéré qui ne sait pas quoi faire d’une lueur d’espoir, le film évoque plusieurs des thèmes des meilleurs films de Gilliam, mais on a le sentiment de découvrir une nouvelle facette de Gilliam, qui semble plus en colère face à l’état actuel des choses et plus déterminé que jamais à faire quelque chose pour y remédier. On y retrouve aussi une des meilleures distributions qu’il ait dirigées à ce jour : un Christoph Waltz glabre, qui livre une superbe performance; la charmante Mélanie Thierry; la merveilleuse Tilda Swinton (Gilliam et Swinton, enfin réunis!); et au moins une grande star hollywoodienne dont on taira le nom. Un véritable plaisir pour les yeux, THE ZERO THEOREM est l’œuvre d’un maître du cinéma qui n’a rien perdu de sa virtuosité. C’est un plaisir, M. Gilliam.

— Matthew Kiernan

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