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Jellyfish Eyes ("Mememe no Kurage")

Première Canadienne
  • Japon
  • 2013
  • 101 mins
  • HD
  • Japonais
  • Anglais (sous-titres)
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“Famed Japanese pop artist Takashi Murakami has made his first film, and it looks absolutely incredible... the Pokémon kaiju movie of our dreams” - Annalee Newitz, io9

Masashi et sa mère, lui orphelin de son père à 9 ans et elle, veuve suite au tremblement de terre et au tsunami de 2011, vivent maintenant dans un petit village où se trouve un centre de recherche universitaire. Dans sa nouvelle vie, Masashi fait face à des difficultés malheureusement trop fréquentes - c'est le petit nouveau à l'école, cible parfaite pour l'intimidation - mais aussi à une découverte pour le moins étrange. Il semble que Masashi et sa mère ont un troisième coloc, un adorable et affectueux mini-monstre volant. Masashi le baptise Kurage-bo (« garçon méduse ») et l'amène clandestinement à l'école pour se rendre compte que chacun des autres enfants a sa propre et unique merveilleuse petite créature. Chacune est contrôlée par le téléphone intelligent de son maître… sauf Kurage-bo. Les jeunes, bien sûr, font tout pour qu'aucun adulte ne puisse voir leurs « amis », surtout quand les brutes se servent des leurs pour se battre ou pour intimider les plus faibles. Il existe cependant un lien inquiétant entre ces mignonnes créatures et le centre de recherche, où une cabale de conspirateurs encapuchonnés de noir observe attentivement les enfants et leurs créatures, tout en complotant de sombres desseins...

La réplique de la génération Y japonaise à Andy Warhol et Jeff Koons, Takashi Murakami, le génie derrière le mouvement Superflat, est probablement l'artiste japonais le plus connu du monde de l'art contemporain. Le travail de design et les installations artistiques que lui et ses collègues de studio créent pour des galeries d'art, des musées et des clients particuliers partout autour du globe sont l'incarnation même des explosions souvent subtilement subversives, intenses et cool de l'esthétique japonaise des univers manga, animé, tokusatsu et kawaii. Ce n'était peut-être qu'une question de temps avant que Murakami ne s'intéresse au cinéma. JELLYFISH EYES, le premier épisode d'une trilogie, est une célébration pleine d'entrain et affectueuse des tropes de la culture pop japonaise, celles-là même qui alimentent la sensibilité Superflat, faisant un clin d'œil aux personnages des films de Pokémon, yokai et kaiju, de même qu'à ceux des mangas fantastiques et du kawaii, poussant le facteur mignon à des sommets. C'est aussi une critique sincère des institutions japonaises en cette ère Fukushima, prouvant qu'il y a une réelle conscience et une profondeur morale à la vision Superflat de Murakami. Si vous n'avez ne serait-ce qu'un soupçon d'intérêt pour l'univers riche et fantasmagorique de la pop fantastique provenant du pays du Soleil-Levant, vous devez vous délecter de JELLYFISH EYES!

— Rupert Bottenberg

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