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Cold in July

Première Québécoise
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Sélection officielle, Sundance 2014
Sélection officielle, Quinzaine des réalisateurs, Cannes 2014

“Gritty, grisly and perversely giddy... a hallucinogenic goulash of explosive masculinity” - Tirdad Derakhshani, PHILADELPHIA INQUIRER

COLD IN JULY est une dure histoire se déroulant dans le sud des États-Unis, où un père de famille regarde dans l’abîme et découvre qu’il est beaucoup plus profond qu’il avait imaginé. Michael C. Hall (DEXTER) incarne l’homme en question, un mari et un père relativement faible vivant dans l’est du Texas en 1989. Un jour, il tire sur un intrus et, alors qu’il compose avec les conséquences de cet acte, il subit les foudres du père de l’homme qu’il a tué, un ex-prisonnier. Les deux réalisent bientôt que les circonstances sont tout sauf simples.

En regardant COLD IN JULY, alors que les palpitants synthétiseurs et la lumière granuleuse des néons recouvrent un brouillard de poussière et de bière, on est frappé par la notion soudain évidente que le réalisateur Jim Mickle et le coscénariste Nick Damici forment un mariage parfait avec le légendaire écrivain Joe R. Lansdale. Les trois chevauchent constamment la ligne entre l’horreur et le drame criminel et, plus que la filmographie de Mickle progresse, plus il est évident qu’il est le roi d’un certain genre d’Americana. STAKE LAND était une variation personnelle du road movie et dans le film gothique se déroulant en montagne qu’était WE ARE WHAT WE ARE, le cinéaste réfléchissait à propos de la nature de la tradition américaine et d’à partir de quand il fallait s’en détacher. COLD IN JULY prend en considération toutes les facettes de la masculinité américaine d’une manière proche du cinéma des années 70 qui, grâce à l’exceptionnelle musique de Jeff Grace, cède la place à quelque chose de plus près des années 80 et des films de Peckinpah.

Scénarisé par Mickle et Damici d’après le roman de Lansdale, COLD IN JULY s’inscrit dans la grande tradition du film noir sans fioritures. Plus c’est tordu, mieux c’est, surtout lorsque Hall est au côté de Sam Shepard. La chimie entre les deux est extraordinaire et elle n’est qu’amplifiée par l’addition de Don John, un choix d’acteur incroyable qui n’est en rien un clin d’œil. Johnson allège plutôt l’atmosphère dans le rôle d’un éleveur de porcs / détective privé, complétant un trio qui mène une intense mission carburant à la testostérone. Il s’agit toutefois d’une mission dont le but est seulement de « voir jusqu’où cette affaire peut aller » et qui se conclut par une confrontation sinistre.

— Samuel Zimmerman

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