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Yasmine

Première Nord-Américaine
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Vivant seule avec un père strict, Yasmine est une fille enjouée, mais indisciplinée à l'attitude rebelle qui ne fait pas l'unanimité. Au moment où papa lui apprend qu'un prêt refusé la contraindra à étudier loin de ses amis dans une école publique sévère, l'adolescente encaisse mal le coup. Pour couronner le tout, Adi, le prodige du silat de qui elle est éperdument amoureuse, l'ignore au profit de sa rivale Dewi, qui pratique aussi cet art martial. La jeune femme adhère donc à l'humble club de silat de son collège mené par un intellectuel excentrique obsédé par Bruce Lee. Yasmine se lie alors d'amitié avec ses coéquipiers Nadia et Ali, avec qui elle compte s'inscrire à la compétition collégiale par équipe à laquelle Dewi participera afin d'attirer l'attention d'Adi. Toutefois, Yasmine devra s'entraîner en catimini, car son paternel voue une haine mystérieuse au silat, lui interdisant de le pratiquer. À l'aube de la première ronde du tournoi, elle prend l'équipe en main et tente désespérément d'obtenir les enseignements d'un nouveau maître. Son ambition démesurée, sa soif de battre Dewi et sa fixation sur Adi pourraient vite lui faire comprendre pourquoi son père l'éloignait du silat.

Premier film commercial issu du Brunéi Darussalam, YASMINE se révèle être un croisement entre le conte initiatique et le drame sportif dans la lignée des KARATE KID. Bien que le récit s'oriente autour du passage à l'âge adulte de la protagoniste, le volet compétition laisse place à de solides chorégraphies d'action gracieuseté du vétéran Chan Man Ching, ancien bras droit de Jackie Chan, notamment sur SUPERCOP et DRUNKEN MASTER 2, ayant aussi travaillé sur HELLBOY 2. Cette collaboration s'avère précieuse, puisque la réalisatrice Siti Kamaluddin livre ici son premier long métrage, une œuvre à la fois charmante et dynamique qui n'a rien à envier aux classiques hollywoodiens du récit d'apprentissage. Devant la superbe performance de la jeune novice Liyana Yus, on constate que Kamaluddin excelle à la direction d'acteurs. Yus a tout abandonné durant un an pour devenir Yasmine et s'entraîner au kuntau, forme brunéienne du silat. Le travail a porté ses fruits, car elle crève l'écran, se permettant même de chanter sur une pièce de la trame sonore! Donc, si vous avez envie d'un « feel-good movie » carburant à la musique pop et nous montrant les beautés du Brunéi, mais qui en même temps nous emmène dans le quotidien d'une jeune brunéienne musulmane et nous permet de découvrir un art martial méconnu, YASMINE vous comblera. Le cinéma du Brunéi fera une entrée fracassante à Fantasia!

— Nicolas Archambault

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