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The Infinite Man

Première Canadienne
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Sélection officielle, SXSW 2014

“An uncanny comedy that mixes the metaphysics of GROUNDHOG DAY with the emotionality of ETERNAL SUNSHINE OF THE SPOTLESS MIND and a splash of the tech-y nerdiness of PRIMER” - Drew Taylor, INDIEWIRE

Dean fait partie de ces individus qui ne laissent jamais rien entre les mains du hasard. Il prévoit tout à l’avance, chacune de ses actions étant préalablement inscrite sur un plan d’une précision chirurgicale. Pareil contrôle lui a permis de connaître une fructueuse carrière en sciences, mais a également eu un impact lamentable sur sa vie sentimentale. Sa conjointe Lana en a marre de cet homme qui calcule ses moindres gestes avec une minutie maniaque. Afin de ranimer la flamme, Dean a une idée de génie : recréer avec exactitude une fin de semaine inoubliable que le couple chérit encore aujourd’hui. Ensemble, ils vont revivre chaque moment de ce séjour magique qui a scellé leur amour. Dès leur arrivée sur place, le programme préparé par Dean semble toutefois déjà voué à l’échec. Fermé depuis belle lurette, l’hôtel de leurs rêves n’est plus qu’un édifice abandonné en plein désert. Déconcerté, Dean tente tant bien que mal de mettre son plan à exécution, ce qui a pour effet d’exaspérer Lana. L’entrée en scène d’un élément imprévu va bientôt laisser le scientifique seul au cœur de nulle part. Tout n’est pourtant pas perdu. Un an plus tard, Dean tente de rejoindre Lana pour lui présenter sa dernière invention, une machine leur permettant de littéralement revenir en arrière et de tout remettre dans l’ordre. Il est loin de se douter que les choses vont empirer puisque sa création provoquera à son insu un insurmontable paradoxe où il sera confronté à lui-même. Retrouver Lana n’est plus qu’une question de temps, mais pas au sens où vous le croyez.

Qu’arrive-t-il lorsque l’on se tourne vers le voyage dans le temps pour régler ses problèmes? Cette question, maintes fois explorée en science-fiction, est abordée sous l’angle de la comédie romantique mordante dans THE INFINITE MAN, le brillant premier long métrage de l’Australien Hugh Sullivan. En suivant l’exemple de Ray Bradbury, le réalisateur imagine une mise en situation simple qui prend rapidement des proportions démesurées. Chaque fois que Dean (l’excellent Josh McConville) tente de mettre un terme à son calvaire temporel, il ne fait qu’accumuler maladroitement gaffes et ennuis gargantuesques. Grâce à un scénario drôle et impeccable, THE INFINITE MAN déclenche un effet domino infernal qui rappelle TIMECRIMES et les Monty Python. Le film surprend également par sa représentation réaliste du sentiment amoureux qui atteint son paroxysme lors d’une scène magnifique teintée de grâce et de sensibilité. Saluée à South by Southwest, cette stimulante découverte est l’un des films qui vous fera le plus rire à Fantasia cette année!

— Simon Laperrière

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