Billets

Kung Fu Elliot

Première Québécoise
  • Canada
  • 2014
  • 91 mins
  • DCP
  • Anglais
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En présence du coréalisateur Matthew Bauckman

GAGNANT : Meilleur long métrage documentaire, Slamdance 2014
Sélection officielle, Hot Docs 2014

“Incredibly entertaining and ultimately bizarre” – FILM PULSE

“It's FUBAR meets CHEATERS with a little bit of AMERICAN MOVIE, except all of what you’re watching is real” - Whitney Mallett, VICE

“An absolute trip… One of the more complex documentaries made about misguided DIY filmmakers” – Andrew Parker, NOW

Elliot « White Lightning » Scott est absolument déterminé à devenir le premier héros de films d’action canadien. Dans une petite ville de Nouvelle-Écosse, il fait des films d’arts martiaux à micro-budget, convainquant autant de voisins, d’amis et de passants que possible d’y prendre part et entraînant sa conjointe Linda dans l’aventure. Elliot s’embarque à présent dans ce qui sera la production qui le fera connaître, il en est sûr — “Blood Fight” — et rien ne le freinera. Qu’importe l’absence de cascadeurs professionnels, ce film va renfermer des combats, des gens en feu, des cascades de voitures, des défenestrations, tout. Elliot a l’impression qu’il doit ça à ses fans. Il ne peut pas les décevoir. Quels fans, demandez-vous? Pas une mauvaise question et, si vous-mêmes n’avez pas encore entendu parler de Scott ou de ses folles réalisations, ce n’est pas parce que vous n’avez pas assez porté attention. Elliot est un rêveur, mais il arrive certainement à ses fins. La qualité de ce qu’il crée est une autre affaire. À ce point-ci, vous pensez sûrement que KUNG FU ELLIOT doit être l’AMERICAN MOVIE canadien ou quelque chose du genre. Le film a en effet été décrit ainsi dans certains cercles et c’est partiellement exact. La réalité est toutefois bien plus sombre, comme Elliot Scott lui-même.

Filmé sur une période de deux ans avec un accès extraordinaire à son sujet ainsi que la confiance (initiale) de ce dernier, KUNG FU ELLIOT est un regard provoquant sur les forces de l’ambition créatrice à tout prix et sur les mensonges que les gens se racontent à eux-mêmes. Ce qui commence comme une attachante histoire « petit train va loin » de détermination sans ambages se transforme lentement en dérangeant portrait de l’aveuglement, de la tromperie et de la manipulation. En même temps, alors qu’on observe toutes sortes de gens s’impliquer avec Elliot malgré que ses nombreuses affirmations soient clairement exagérées, le film fonctionne en partie comme une illustration du pouvoir des rêves et du désir que nous avons tous de croire aux gens autour de nous. Il y a tant à digérer ici, mais on ne veut pas en dévoiler plus. Matthew Bauckman et Jaret Belliveau ont réalisé un des grands documentaires de 2014. C’est un film très drôle et profondément fascinant, mais sachez que c’est tout autant inconfortable. Vous ne pourrez pas détourner les yeux de l’écran.

— Mitch Davis

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