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Han Gong-ju

Première Canadienne
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GAGNANT : Tigre d'argent, Festival international du film de Rotterdam 2014
GAGNANT : Prix du Jury (ex aequo), Prix de la critique, Prix du public, Festival du film asiatique de Deauville 2014
GAGNANT : Prix Golden Star du meilleur film, Festival international du film de Marrakech 2013
GAGNANT : Prix Citizen Reviewer, Prix CGV Movie Collage, Busan International Film Festival 2013


"Han Gong-ju is outstanding in Mise-en-scene, image, sound, editing and performance" – Martin Scorsese

"A skilfully crafted and highly accomplished debut – deviating from classicist structure, this film lures the spectator to participate in the pleasures of storytelling through an extraordinary and intricate narrative puzzle" – Hivos Tiger Awards Jury, INTERNATIONAL FILM FESTIVAL ROTTERDAM 2014

À son arrivée dans la ville où elle poursuivra ses études, Han Gong-ju ressemble à ces adolescentes pleines de rêves se questionnant sur leur avenir. Toutefois, quelque chose cloche. Elle est hébergée chez la mère d'un ancien professeur et son père envoie le minimum pour sa subsistance. On la regarde aussi d'un œil réprobateur. On lui pose des questions indiscrètes. Et il y a sa mère qui lui demande de ne plus la visiter. Gong-ju semble vraiment avoir quelque chose à se reprocher, mais quoi? Petit à petit, l'adolescente s'adapte à son environnement, se voit acceptée dans sa nouvelle famille d'accueil et se fait même quelques amies. Réticente au départ, elle se laisse amadouer à une condition : on ne la filme pas et on la garde loin du web. Qu'a-t-il bien pu survenir pour que le passé soit aussi présent en elle, pour qu'elle ait mis tous ses espoirs au rancard? Au moment où elle semble enfin se sentir chez elle, son passé refait surface...

Chaque année, Fantasia tente de mettre la main sur la perle rare, un film asiatique si puissant qu'il habitera le spectateur durant des jours, voire des semaines. Il y a eu BREATHLESS, BLEAK NIGHT et SEE YOU TOMORROW, EVERYONE, autant d'œuvres s'étant attirées les faveurs de la critique et surtout du public au festival. En 2014, ce joyau tant convoité s'avère être le magnifique et non moins dévastateur HAN GONG-JU, premier long métrage d'une incroyable virtuosité narrative écrit et réalisé par Lee Su-jin, un nom qui marquera assurément le cinéma sud-coréen. Nous avons ici affaire à un drame percutant, mais Lee maintient le mystère entourant le passé de Han Gong-ju à la manière d'un maître du suspense. Il établit son personnage au sein de son entourage avec minutie tout en révélant par bribes, au moyen de flashbacks, les origines du drame de l'adolescente, conservant une totale ambiguïté sur son implication dans les événements. Est-elle coupable ou victime? Cette question vous hantera lors de la révélation des faits. Voilà la principale force de HAN GONG-JU : impliquer le spectateur pour susciter une saine réflexion sur des enjeux sociaux universels que nous devons taire ici afin de maximiser l'expérience viscérale qui vous attend. Nous devons également souligner la performance nuancée de la jeune Chun Woo-hee (MOTHER). Faisant preuve d'une touchante placidité, elle exprime la hantise et les maladresses émotives d'une adolescente tourmentée avec une remarquable subtilité. Si on doute qu'il existe une relève aux Bong Joon-ho et autres Kim Ki-duk, HAN GONG-JU est là pour hurler : « Présente! »

— Nicolas Archambault

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